— Vous revendiquez aujourd'hui une démarche locale auprès des territoires agricoles, qu'en est-il dans les faits ? Une telle démarche est-elle tenable dans le long terme pour vous sans mettre en péril vos équilibres économiques ?
Boris Derichebourg : Le local est d'abord une conviction qui se traduit dans les assiettes, dans les contrats, dans les relations avec les producteurs et dans l'organisation quotidienne de nos équipes. Chez Elior, nous servons chaque jour 1,4 million de repas en France à des personnes très différentes : enfants, salariés, patients, résidents d'EHPAD, agents publics, collaborateurs d'entreprises.
Notre démarche consiste à rapprocher nos métiers des territoires qui nous entourent : achats de proximité, travail avec les filières agricoles locales, exigence de saisonnalité, transparence sur l'origine des produits et cuisine sur site. Concrètement, nous travaillons avec 450 fournisseurs locaux – artisans, producteurs et PME – gérés directement en région, pour un volume d'achats de plus de 50 millions d'euros par an. Ces approvisionnements en circuit court, sans intermédiaire, s'appuient sur les projets alimentaires territoriaux soutenus par les collectivités. Avec ces fournisseurs, nous nous engageons dans la durée via des contrats portant sur des volumes garantis, ce qui leur donne de la visibilité et sécurise leur activité.
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