Les Français ne rejettent pas l’écologie municipale — ils l’attendent. Mais pas n’importe comment : le mode de financement, l’ancrage territorial et le récit qui accompagne les mesures comptent autant que leur contenu. C’est cette question de l’acceptabilité, centrale pour les élus, que nous avons choisi d’explorer avec l’auteur de l’étude. Entretien avec Antoine Bristielle, docteur en science politique et directeur France de l’ONG Project Tempo.
Si les Français, quel que soit leur bord politique, sont très favorables à la mise en place de politiques environnementales au niveau local, votre étude révèle qu’ils veulent très majoritairement que celles-ci soient financées par réorientation budgétaire (65 %) plutôt que par une hausse d’impôts (35 %). Dans l’acceptabilité de ces mesures, la question des finances est donc un enjeu décisif pour un maire ?
Antoine Bristielle : Oui, on se rend compte qu’il y a toujours un aspect financier qui entre en ligne de compte dans...








