Directeur général de l'IFOP
Et si rien ne se passait comme prévu ? Et si les élections municipales des 15 et 22 mars prochains sortaient largement des canons traditionnels du scrutin communal : participation satisfaisante, dissociation entre enjeux nationaux et enjeux locaux, stabilité du paysage politique exceptée quelques alternances symboliques…
L’ensemble de ces invariants pourrait être battu en brèche, ne serait-ce qu’au regard de ce flou gazeux entourant ces élections marquées de deux inconnues et un élément de contexte « game changer ».
La première inconnue réside dans la participation. Les Français se déplaceront-ils le 15 mars ? Bien évidemment, l’abstention ne pourra que refluer comparée au scrutin de mars 2020 pré-Covid marqué par les rumeurs d’annulation et l’annonce par le Premier ministre Édouard Philippe d’une fermeture prochaine des écoles, restaurants et lieux de loisirs. Mais, dans un contexte si compliqué où le désarroi des Français est patent face à « l’éclipse du politique » à l’échelle nationale, face à des élus incapables de voter un budget et de s’adresser à eux, le scénario d’un exit électoral et, par là, d’une forte abstention tend à se dessiner, alors même que, dans la plupart des communes,...








