Articles dossier

Le Ségur de la santé n’a pas fait de miracles

La rédaction
La rédaction
Publié le 8 février 2022

À l’initiative du gouvernement, le «Ségur de la santé» s’est déroulé du 25 mai au 10 juillet 2020, réunissant le Premier ministre, le ministre des Solidarités et de la Santé, et les représentants de l’ensemble du système de santé.

Cette concertation, juste après la première vague de l’épidémie de Covid-19, intervenait aussi après un an de fortes mobilisations des personnels hospitaliers dénonçant la dégradation de leurs conditions de travail. L’objectif affiché était de concrétiser « un plan massif » annoncé par le président de la République.

Résultat, une enveloppe de 8,2 milliards d’euros pour des hausses de salaire (hôpitaux publics et privés, Ehpad…).

Soit environ 180 euros mensuels de plus en 2020 pour 2 millions d’infirmiers, aides-soignants, manipulateurs radio, secrétaires médicaux, etc. Et en 2021 et 2022, des revalorisations salariales pour 500 000 paramédicaux en fonction de l’ancienneté (par exemple : + 278 euros par mois pour une infirmière après 20 ans).

Selon le Syndicat national des professionnels infirmiers, même revalorisés, les salaires demeurent pourtant inférieurs de 10 % à la moyenne européenne. Pas de quoi redonner de l’attrait à ces professions.

Les salaires et les dettes d’établissements

Autre annonce choc : 19 milliards d’euros d’investissement pour les hôpitaux et établissements médico-sociaux. Cet effort se répartit en fait sur dix ans.

L’inspiration politique réserve cet article à ses abonnés, mais serait ravie de vous compter parmi eux.
Rejoignez une aventure éditoriale
libre et inspirante

ça peut vous intéresser

Innovation

Depuis 2023, la Ville de Montreuil organise chaque été un Campus jeunes réunissant des habitants de 18 à 25 ans autour de grandes questions de société. Après le climat, la...

Innovation

Produire une énergie locale pour faire circuler le métro. Rennes lance une première nationale avec un dispositif d’autoconsommation solaire destiné à alimenter directement ses lignes de métro. La métropole mise...

Innovation

Lancée à Lyon, l’application Divercity facilite l’accès des personnes atteintes de troubles du neurodéveloppement (TND) aux commerces, bars et restaurants. En centralisant des informations sur l’environnement sensoriel (bruit, lumière, accueil),...

Innovation

PLUi, RIFSEEP, ZAN, PCAET… Pour de nombreux élus, la prise de mandat commence par une immersion dans un langage aussi technique qu’opaque. Face à cette « siglomanie » administrative, Antoine...

Innovation

En Bretagne, l’Ademe appuie l’expérimentation de véhicules intermédiaires pour l’entretien des espaces verts, les déplacements sur site industriel ou la propreté urbaine. Entre fourgonnettes et vélos, on appelle vélis ces...

Innovation

« Être élu local, c’est agir au plus près des réalités du terrain. C’est transformer des attentes citoyennes en projets qui améliorent la vie du quotidien. Dans cette nouvelle mandature,...

Innovation

À Cergy, les nouveaux élus reçoivent un guide de mandat dès le conseil d’installation. Objectif : sécuriser leur prise de fonction et garantir la continuité du service public. Destiné en...

Innovation

À Marseille, le Service d’assainissement de Marseille Métropole expérimente Sewerdog, un robot quadrupède capable d’inspecter les canalisations les plus inaccessibles du réseau d’assainissement. Développé par le centre d’innovation LyRE (Suez),...

Innovation

Ferromobile propose une solution inédite pour relancer les petites lignes ferroviaires rurales : des minibus électriques capables de circuler à la fois sur route et sur rail. Plus légers et...

débat

Patrick SCHEYDER

NE PERDEZ PAS L’INSPIRATION,

ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER

Votre adresse de messagerie est uniquement utilisée pour vous envoyer les lettres d’information de la société Innomédias. Vous pouvez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans la lettre d’information.
En savoir plus sur la gestion de vos données personnelles et vos droits