Sur le Pont du Gard, des capteurs connectés par satellite pour prévenir les risques d’incendie

Sur le site emblématique du Pont du Gard, un dispositif innovant de capteurs connectés par satellite va être expérimenté afin de renforcer la prévention des incendies de forêt. Porté par le CNES et l’Entente Valabre, avec le soutien de France 2030, ce système vise à repérer les départs de feu le plus tôt possible, mais aussi à affiner la connaissance des conditions météorologiques locales. Hygrométrie, température, pression atmosphérique ou niveau des réserves d’eau : autant de données précieuses pour anticiper les risques, mieux positionner les moyens de lutte et améliorer l’efficacité des interventions des sapeurs-pompiers.
Saint-Nazaire et Eiffage Route testent la première chaussée 100 % perméable qui laisse infiltrer l’eau de pluie dans le sol

Saint-Nazaire expérimente avec Eiffage Route la première chaussée 100 % perméable pour voirie lourde en France. Installé sur un tronçon de 50 mètres du futur BHNS Hélyce+, le dispositif laisse l’eau de pluie s’infiltrer directement dans le sol grâce à des enrobés poreux et une structure réservoir. L’objectif : limiter les inondations, réduire la pression sur les réseaux pluviaux et mieux alimenter les plantations urbaines. Testée sur un axe très circulé, cette innovation doit permettre d’évaluer les coûts, l’entretien et la durabilité pour éclairer de futures décisions dans les secteurs sensibles au changement climatique.
Faut-il sacrifier la nature au bien-être de l’humanité ?
On accuse volontiers Marx d’être productiviste et insensible aux dégâts causés à la nature.
Qu’en est-il exactement ? Une relecture critique et nuancée s’impose.
À Clermont-Ferrand, chaque habitant dispose d’un espace vert à moins de 5 minutes de chez lui

Lancé en 2020, le plan « Clermont-Ferrand cultive la nature » prévoyait que chaque habitant dispose d’un espace vert à moins de 5 minutes à pied de chez lui. Un pari quasiment gagné pour la préfecture du Puy-de-Dôme qui s'accompagne de nombreuses autres actions pour rendre résiliente cette ville particulièrement exposée aux fortes chaleurs.
Fanny Lacroix : « Des réponses à la transition écologique et à la crise démocratique »

Et si les villages montraient la voie ? À Châtel-en-Trièves (491 habitants) dans l'Isère, et au sein de l’AMRF, Fanny Lacroix défend une transition écologique ancrée dans le local, portée par les maires et les citoyens. Une réponse concrète à l’urgence climatique… et au décrochage démocratique.
Loïc Paillard : « Des “petites choses” qui font la différence »
À Ouville-la-Rivière (460 habitants) en Seine-Maritime, écologie rime avec bon sens et patience. Sans grands moyens, mais avec détermination, la petite commune mise sur des gestes simples : fin des phytosanitaires, friches fleuries, matériaux biosourcés. Un exemple de transition rurale à l’échelle humaine présenté par son maire.
Mathilde Roussel : « Comment rendre notre territoire résilient ? »
Pionnière de l’écologie urbaine, l’agglomération de La Rochelle (181 000 habitants en Charente Maritime) mène depuis 2019 un vaste programme alliant innovation, gouvernance partagée et captation carbone. Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, la collectivité adapte sa stratégie pour répondre à de nouveaux défis : santé, eau, pollution… et mobilisation citoyenne. Sa vice présente témoigne.
Stéphane Delpeyrat-Vincent : « Il faut arriver à une écologie populaire »
Entre urgences climatiques et inégalités sociales, le maire de Saint-Médard-en-Jalles en Gironde (32 749 habitants), veut incarner une écologie populaire et concrète. Malgré des moyens contraints, la commune investit dans la biodiversité, la santé environnementale et une gouvernance plus sensible, ancrée dans les réalités locales.
L’éolien dans les vents contraires

Entre revirements et atermoiements des gouvernements successifs, la filière éolienne française, prometteuse, mais soumise à rude concurrence, est fragilisée. Acteurs économiques et publics réclament de la stabilité et de la constance dans les décisions politiques.
COP 30 : les maires sur tous les fronts de la transition

Face à l’accélération du dérèglement climatique, les élus locaux agissent sur tous les fronts : eau, mobilités, biodiversité, urbanisme… Leur mobilisation est à la fois une réponse à l’urgence environnementale et à la crise démocratique. Mais ils alertent : sans cadre clair, sans moyens, sans État stratège, leurs efforts restent fragiles.
À l'occasion de la COP 30 organisée à Belèm, au Brésil, ce dossier donne la parole à celles et ceux qui, dans les campagnes, les bourgs et les villes, font de la transition un levier d’action et de cohésion.