Strasbourg, modèle pour le travail d’intérêt général

Le gouvernement veut augmenter le recours au travail d’intérêt général (TIG), en passant de 21 000 postes fin 2021 à 30 000 cette année. Réservée aux délits les moins graves et aux primo-délinquants (la moitié des tigistes ont moins de 22 ans), cette alternative à la prison est beaucoup moins couteuse et prévient mieux la récidive.

Les structures qui peuvent accueillir des tigistes, que sont les collectivités, les associations humanitaires et les entreprises chargées d’une mission de service public, sont donc invitées à ouvrir des places.

En avril 2021, lors d’un webinaire destiné à  « développer le TIG dans les collectivités territoriales », l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (Atigip) a présenté la ville et l’eurométropole de Strasbourg comme « un exemple qui marche ».

La capitale de l’Alsace a accueilli en moyenne plus de 200 personnes en TIG ces dernières années (159 mesures en 2020 avec la Covid), encadré par 106 tuteurs et tutrices volontaires. 86 places sont réservées pour les délinquants mineurs. Des chiffres parmi les plus hauts en France.

L’Atigip et les acteurs strasbourgeois estiment que cette réussite est principalement due :

  •  Un partenariat efficace entre le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Bas-Rhin et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ),
  • La mise en place d’un guichet unique, avec un coordinateur à mi-temps, assurant la liaison entre les différents acteurs impliqués, et recevant toutes les demandes d’accueil,
  • La valorisation de la fonction de tuteur via la formation continue et les indemnités,
  • La recherche pour innover et promouvoir de nouvelles formes d’accueil, notamment pour les mineurs,
  • Et le développement du réseau de partenaires à l’échelle des 33 communes de l’eurométropole.
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