Réduire son empreinte carbone au détour d’une conversation

« Privilégiez les transports en commun », « stop au gaspillage »… Beaucoup de Français ont entendu ces préconisations de la transition écologique, mais ont l’impression qu’ils ne pourraient pas faire mieux vu la réalité du quotidien de leur famille. L’initiative « conversation carbone » se démarque d’autres ateliers de sensibilisation justement parce qu’elle amène les participants à évoquer, en petits groupes, leurs modes de vie, les difficultés du quotidien qui font qu’on choisit la facilité à la sobriété, le sentiment de devoir renoncer à ce qu’on aime pour être écolo, etc.

C’est la communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée qui, la première, a importé ce concept d’Angleterre. Le premier groupe « conversations carbone » est organisé en 2014, en partenariat avec l’Institut négaWatt, avec le soutien de la Région Rhône-Alpes. En vue de déployer la méthode au-delà de la Drôme, l’association Conversations carbone est créée en 2016. L’année suivante, une formation de « facilitateur en conversation carbone » (payante) est proposée, d’abord à cinq binômes venus de Lorient, de Lille, de la Drôme et du Vercors.

En effet, c’est un duo de facilitateurs qui encadre, anime, et apporte les données objectives aux 6 à 8 participants, lors des séances. Il s’agit généralement de 6 ateliers de deux heures où se mêlent, dans une ambiance conviviale, discussions de groupe, exercices et jeux autour de 4 thèmes : énergies à la maison, mobilité, alimentation et eau, et enfin consommation et déchets.

Aujourd’hui, on compte une trentaine de villes françaises qui organisent des « conversations carbone » (voir carte. Les points jaunes indiquent que plusieurs binômes de facilitateurs sont formés sur la collectivité).

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