Aire-sur-la-Lys, un territoire vélo en Hauts-de-France

Depuis une dizaine d’années, la commune d’Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) mène une politique volontariste pour développer le vélo, dans tous les usages. Elle a été la première du Pas-de-Calais à être labellisée « Territoire vélo ». Pour le maire, Jean-Claude Dissaux, c’est le fruit « d’efforts conséquents, surtout aussi précocement et pour une petite ville comme nous [9 500 habitants], pour investir autant, y compris en centre-ville et aux pieds des monuments historiques, même si cela rajoutait des contraintes. »

Actuellement, une vingtaine de kilomètres de pistes cyclables relient le centre-ville d’Aire-sur-la-Lys à ses 15 hameaux et à d’autres communes limitrophes, certaines pistes avec un aspect touristique. « Avant de créer une piste, il faut réfléchir à quoi elle servira, prévient le maire. Si c’est seulement pour le tourisme, elle ne servira que quelques mois dans l’année. Il ne faut pas négliger les pistes du quotidien, pour aller travailler ou à l’école. D’autant que les professeurs des écoles soutiennent la mesure, et que si les enfants prennent cette habitude dès l’enfance, ils gardent le réflexe au collège et ensuite. »

Depuis 2018, la mairie met à disposition gratuitement une cinquantaine de vélos à assistance électriques. « Ils peuvent être empruntés par les touristes pour une balade, ou par les habitants. Je sais que certains s’en sont servis pour aller dans un magasin plus loin lors des soldes, et que ça a dépanné un jeune pour aller à un entretien d’embauche. Les week-ends, aux beaux jours, ils sont tous empruntés », raconte l’édile.

Dernière mesure en date : une aide financière de 20% du prix pour l’achat d’un vélo classique ou à assistance électrique. La mairie a pour cela prévu 50 000 € à son budget pour l’année 2021.

Mais Jean-Claude Dissaux met surtout en avant le nouvel état d’esprit pour le vélo qui se répercute dans les tous les nouveaux aménagements municipaux : de la sécurisation routière à l’aménagement des nouveaux lieux touristiques, en passant par l’intermobilité jusqu’à la gare.

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