Argilliers : le relai fermier, un drive rural

Après des études à Toulouse, où ils se sont rencontrés, Elsa et Nicolas sont rentrés au pays créer leur domaine viticole.

487 habitants
Département : Gard
Région : Occitanie

« Nous avons pris des terres en fermage à nos familles et nous avons acheté un terrain entre les deux exploitations », se souvient Nicolas. Leur activité débute autour de 2018 avec une activité de 7 000 bouteilles par an pour atteindre aujourd’hui les 60 000 bouteilles. Mais ce qui fait l’exception des Tardieu-Ferrand, sur cette terre aride du Gard, réside dans leur démarche reposant à la fois sur la proximité et la transparence à l’instar de « l’outil de production visible depuis l’espace de vente ». De la collecte du raisin, qu’ils assurent euxmêmes à la main, jusqu’à la mise en bouteille après une longue fermentation pour optimiser la qualité du vin, tout est conçu à taille humaine pour respecter l’écosystème local et prendre en compte les évolutions climatiques. « Quand on plante une vigne, on essaie de réfléchir à ce que seront dans trente ans le goût des consommateurs, les conditions dans lesquelles nous devrons produire », explique Nicolas. Sur place, ils ont installé Le relais fermier, un véritable drive rural ouvert 7 jours sur 7. Chacun peut venir s’approvisionner en denrées issues de la production locale d’une quinzaine de paysans du coin (poissons, viandes, oeufs, légumes, fruits, pain…). « C’est une sorte de ruche qui aide à promouvoir une belle diversité d’agriculture », commente Elsa. Sur leur site, on peut lire la mention, « agriculteurs et artisans hyper locaux engagés ». Les mots résument parfaitement la démarche des Tardieu-Ferrand. Dans la commune de 456 habitants où le maire, Laurent Boucarut, plébiscite « le choix de privilégier les circuits courts, la production locale et de saison », leur projet a été accueilli avec bienveillance, les bras ouverts, d’autant qu’il s’appuie sur la volonté de développer l’oenotourisme. Un remède pour retisser du lien social et booster l’économie locale.

Article Précédent

Pays Toulois : quand l’innovation fait son miel

Article Suivant

[Espagne] La signalétique inclusive d’Argamasilla de Calatrava