La Roche-sur-Yon se mouille pour la biodiversité

La ville vendéenne a été élue Capitale française de la biodiversité 2021. Une distinction qui reconnaît le travail accompli par la municipalité pour protéger et restaurer sa trame bleue, les nombreuses zones humides et la biodiversité qu’elle abrite avec son agglomération.

En novembre dernier, la ville de La Roche-sur-Yon est devenue capitale française de la biodiversité, la dixième collectivité à recevoir ce prix attribué par l’Office français de la biodiversité sous l’égide du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

« Cela faisait quatre ans que nous présentions notre candidature, en 2018 nous avions été distingués par 3 libellules, mais le thème de 2021, “Eau et biodiversité”, constituait un sujet central pour notre commune. Nous travaillons sur cette problématique depuis plusieurs années », explique Anne Aubin-Sicard, première adjointe déléguée à la transition énergétique et à l’environnement.

Riche en milieux aquatiques

Avec 125 km de cours d’eau, 550 zones humides, 454 mares référencées dont 70 sur le domaine public, la commune est particulièrement sensibilisée aux enjeux liés aux zones humides et à la trame bleue, fragilisées à la fois par l’urbanisation et certaines activités agricoles.

Anne Aubin-Sicard, de la Ville de La Roche-sur-Yon

Aussi s’est-elle engagée dès 2014 dans une politique en faveur de la biodiversité qui l’a conduite dans un premier temps à inventorier et cartographier les différents biotopes de ses cours d’eau et zones humides, et à identifier les principaux problèmes.

Puis, la commune a lancé le Plan d’action en faveur de la biodiversité 2017-2021. « Notre plan porte sur quatre axes, explique l’élue. Nous avons agi sur la trame verte, sur la trame bleue en veillant à la qualité des eaux. Nous avons engagé une réflexion et des réalisations en faveur de la place de la nature dans la ville et travaillons aussi à la sensibilisation et à l’éducation à la biodiversité de tous les publics. »

Un travail partenarial

La Roche-sur-Yon et son agglomération ne sont pas seules avec leurs services à porter ce projet. Ce dernier a été conçu sur un mode partenarial avec l’Agence de l’eau Loire-Bretagne qui a apporté des financements, mais aussi avec des scientifiques, des associations naturalistes ou de protection de la biodiversité comme la LPO, la Fédération de la pêche. Avec ces dernières, qui contribuent à la mise en œuvre des actions engagées comme la restauration des cours d’eau, la ville a signé des conventions.

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