Frédéric Beauchef : Porter la parole des habitants

Maire (LR) de Mamers, président de la communauté de communes Maine Saosnois, vice-président du conseil départemental de la Sarthe, Frédéric Beauchef mène avec les soignants, les syndicalistes, les élus et les habitants « un combat permanent » pour sauver l’hôpital de sa ville.

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Que peut faire un élu pour sauver l’hôpital de sa ville ? « Se battre ! », répond spontanément, Frédéric Beauchef, maire (LR) de Mamers dans la Sarthe (5 460 habitants), « et c’est un combat permanent ».

Le 23 novembre dernier, il était en tête d’une manifestation de quelque 400 personnes — des soignants, des syndicalistes, des élus de tous bords, des habitants — qui protestaient contre la menace d’une fermeture temporaire du service des urgences de l’hôpital.

Frédéric Beauchef est président du conseil de surveillance — un an sur deux, en alternance avec le maire d’Alençon — du centre hospitalier intercommunal que se partagent les deux villes. La fusion, effective en 2004, a préservé les deux sites, distants de 25 km, et les deux services d’urgences, mais fait perdre à Mamers la maternité, la chirurgie, les soins intensifs.

« Comme son nom l’indique, ce n’est pas un conseil de gestion. Nous sommes informés des décisions de la direction de l’hôpital. Les vrais pouvoirs sont aux mains du directeur, autant dire de l’Agence régionale de santé (ARS). »

« Les choses sont entrecroisées et complexes »

Le CHI est intégré dans un Groupement hospitalier de territoire (GHT). Ce dispositif créé en 2016 a pour mission de mutualiser les moyens de plusieurs établissements publics d’un même territoire. Le GHT Orne-Perche-Saosnois, inclue cinq établissements.

« Les choses sont entrecroisées et complexes pour les élus, et encore plus pour les citoyens et les usagers », constate le maire de Mamers. Il estime qu’il y a bien — « malgré le charabia administratif » — un dialogue permanent entre le conseil de surveillance et les directeurs d’hôpitaux.

Mais Frédéric Beauchef pointe ces « situations sensibles où, forcément, la vision de l’administration hospitalière n’est pas la même que celle des élus. Et les élus ne sont pas une corporation ! Ils représentent les habitants, qui sont des usagers potentiels. Or ils sont attachés aux urgences parce qu’ils en ont besoin. » Les autres services, saturés, sont à 25 ou 30 km, à Alençon ou La Ferté-Bernard.

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