Foule, impossibilité à monter dans une rame, attente, ultraproximité… L’heure de pointe dans les transports en commun est un problème bien connu des grandes zones urbaines. Il y a quelques années, Rennes en faisait les frais sur sa ligne de métro, le matin. Jusqu’à ce que la Ville ait une idée lumineuse : négocier avec l’université le décalage de l’heure d’arrivée des étudiants. Une réussite : la ligne de métro s’en est trouvée décongestionnée. L’opération date de 2012, mais elle trouve un nouvel écho en pleine pandémie de Covid-19.
Derrière cette opération, le Bureau des temps rennais. Sa mission : prendre en compte la question temporelle dans l’élaboration de la politique de la Ville afin d’améliorer le quotidien des habitants. À partir de données recueillies via des enquêtes de terrain, le Bureau peut par exemple travailler de manière transversale avec les services concernés sur les horaires des agents, ceux d’ouverture des services publics, sur les flux dans les transports ou encore sur la poly-fonctionnalité des bâtiments publics selon les horaires de la journée.
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À un mois des municipales, une enquête OpinionWay réalisée avec la Fondation Jean-Jaurès et Le Sens du service public montre que les Français plébiscitent leurs services publics locaux, jugés plus proches et plus humains que l’échelon national. Santé et sécurité arrivent en tête des priorités. Un signal clair pour les candidats : la confiance se construit d’abord au niveau communal, là où le service est visible et incarné.

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On avait l’impression que l’environnement avait disparu des préoccupations des Français. Une étude réalisée par l’Institut Terram et Project Tempo — « Municipales : l’écologie à l’épreuve des territoires » — fait la démonstration inverse. L’écologie sera un thème essentiel dans la détermination du vote en mars prochain : autant pour les électeurs écologistes, à 88 % — chiffre le plus élevé — que pour ceux du Rassemblement national (70 %). Antoine Bristielle, auteur de l’étude, montre comment l’écologie demeure un enjeu local qui appelle des réponses territorialisées.

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