Foule, impossibilité à monter dans une rame, attente, ultraproximité… L’heure de pointe dans les transports en commun est un problème bien connu des grandes zones urbaines. Il y a quelques années, Rennes en faisait les frais sur sa ligne de métro, le matin. Jusqu’à ce que la Ville ait une idée lumineuse : négocier avec l’université le décalage de l’heure d’arrivée des étudiants. Une réussite : la ligne de métro s’en est trouvée décongestionnée. L’opération date de 2012, mais elle trouve un nouvel écho en pleine pandémie de Covid-19.
Derrière cette opération, le Bureau des temps rennais. Sa mission : prendre en compte la question temporelle dans l’élaboration de la politique de la Ville afin d’améliorer le quotidien des habitants. À partir de données recueillies via des enquêtes de terrain, le Bureau peut par exemple travailler de manière transversale avec les services concernés sur les horaires des agents, ceux d’ouverture des services publics, sur les flux dans les transports ou encore sur la poly-fonctionnalité des bâtiments publics selon les horaires de la journée.
Articles du même dossier :

Dans le Lot, un bar itinérant recrée du lien dans les villages privés de bistrot
Dans le Lot, un entrepreneur a transformé une ancienne remorque à huîtres en bistrot itinérant pour recréer des moments de convivialité dans les communes privées de café. Entre produits locaux, animations et rencontres intergénérationnelles, « Le Vieilly Gourmand » redonne vie aux places de village et réinvente le lien social en milieu rural.

L’Allier blanchit ses routes pour résister aux canicules et limiter la dégradation des chaussées
Pour faire face aux épisodes de chaleur extrême qui fragilisent les chaussées, le département de l’Allier expérimente une solution simple et efficace : recouvrir certaines routes d’un voile blanc à base de lait de chaux. En réfléchissant le rayonnement solaire, ce traitement permet de réduire jusqu’à 10 °C la température du revêtement et de limiter le phénomène de ressuage du bitume. Cette technique illustre l’adaptation progressive des collectivités aux effets du changement climatique, tout en contribuant à préserver la sécurité des usagers et la durée de vie des infrastructures routières.

Comment la Communauté de communes d’Erdre et Gesvres veut créer 190 kilomètres d’itinéraires cyclables en moins de quinze ans
Face à une forte croissance démographique et à une dépendance marquée à l’automobile, la Communauté de communes d’Erdre et Gesvres (Loire-Atlantique) a fait du vélo l’un des piliers de sa politique de mobilité. Depuis 2017, elle déploie un ambitieux plan visant à créer 190 kilomètres d’itinéraires cyclables d’ici à 2032. Déjà dotée de 37 kilomètres d’aménagements, l’intercommunalité investit également dans les services aux usagers : location de vélos à assistance électrique, stationnements sécurisés, sensibilisation des scolaires.









