BANNIÈRE INNOVATION 2
Des villages aux métropoles, les élus cherchent tous des solutions pour répondre aux besoins des habitants et ils se montrent souvent audacieux et débrouillards. Dans le domaine social, environnemental, numérique, économique ou intergénérationnel, les idées ne manquent pas. Petit tour d’horizon de ces projets qui nous inspirent.

Crédit photo Nicolas Fagot Studio

24 juin 2022

Saliès, un village tarnais primé pour son audace et son autonomie énergétique

Le village de Saliès, 850 habitants dans le Tarn, a reçu le « dauphin de l’audace » du Prix de l’innovation rurale organisé par l’université Paris-Dauphine. Leur initiative : installer des panneaux photovoltaïques sur la salle de sport communale, et les relier à des batteries recyclées.

Le projet est en cours de mise en place. «Il devrait couvrir 30 % de nos besoins, en utilisant 75 % de l’électricité qu’on va produire», a précisé François Rochedreux, le maire, juste avant de recevoir le prix des mains d’Erick Lajarge, directeur général adjoint en charge de la coordination territoriale au Cerema.

Après une phase de réflexion avec l’ensemble des habitants sur la sobriété (une enquête a été menée pour cela avec un chercheur de l’université), la Mairie s’est rendu compte qu’une synergie était possible avec deux entreprises de la région (l’une exerçant dans le photovoltaïque, l’autre dans le recyclage de batteries).

Plus globalement, «la commune de Saliès, labellisée « Territoire engagé pour la nature », est engagée dans un combat très ambitieux et audacieux d’autonomie énergétique que nous souhaitons saluer», résume le jury du prix. En effet, la municipalité a déjà mené plusieurs projets avec pour fil rouge l’autonomie : de l’éco-pâturage (3 ânes broutent l’herbe des bassins de rétention, évitant d’utiliser des tondeuses à carburant), l’installation de ruches pour la production locale de miel, etc.

Le maire et son équipe ont déjà d’autres idées pour poursuivre cette démarche d’autonomie énergétique : «utiliser les surproductions [électriques] pour aller pomper l’eau et ainsi arroser le stade» ou envisager des projets liés à la mobilité.

21 juin 2022

Creuse : des voitures hybrides pour les aides à domicile

Donner un coup de pouce aux aides à domicile du territoire, en leur louant à prix réduit des voitures hybrides : c’est l’initiative portée par l’association creusoise Maison de l’emploi et de la formation 23. Son président, ainsi que des élus du conseil régional Nouvelle-Aquitaine et du conseil départemental de la Creuse qui soutiennent ce projet, remettront les clés des premières voitures ce vendredi 24 juin 2022.

«Les actuels pics de canicule rappellent l’indispensable rôle des aides à domicile auprès des personnes âgées ou des personnes en rétablissement. Pourtant, ce secteur de l’aide à domicile est en forte tension : il doit faire face à des problèmes de recrutement, d’absentéisme, de manque de valorisation du métier… La mobilité est l’un des enjeux identifiés du secteur. Les causes ? Le coût des déplacements très fréquents – surtout en milieu rural -, l’entretien du véhicule…», détaille le conseil régional dans un communiqué.

24 aides à domicile vont dès à présent participer à cette expérimentation pendant deux ans. Ils verseront 200 € de loyer par mois (comprenant l’assurance et l’entretien). 56 autres salariés sont sur liste d’attente. Au total, 147 véhicules hybrides ont été commandés, pour un budget de 86 400 € réparti entre la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (35 000 €), la Région Nouvelle-Aquitaine (28 800 €) et le Département de la Creuse (22 600 €).

D’autres collectivités, comme la municipalité de Dreux, celles dans l’Indre de Rosnay, Douadic, Ciron et Oulches, ou encore le conseil départemental du Loir-et-Cher, soutiennent des initiatives similaires, mais avec des véhicules thermiques.

DR Sports festival.

17 juin 2022

En Roumanie, un ticket de bus contre 20 squats

Une collectivité qui veut encourager à la fois l’utilisation des transports peu polluants et le sport, pense généralement au vélo. Au nord de la Roumanie, Cluj-Napoca (325 000 hab.) propose une alternative : une borne délivre un ticket de bus gratuit à toute personne réalisant 20 squats devant la caméra de l’appareil.

Une borne équivalente avait été créée pour les Jeux olympiques de 2014 et installée dans le métro de Moscou (il fallait alors 30 squats pour un ticket). La municipalité de Cluj-Napoca s’en est inspirée lors du Festival des sports organisé début 2021. L’initiative ne devait durer que le temps du festival. Elle est finalement devenue pérenne depuis août dernier face au succès rencontré : « plus d’un million de squats » effectués les trois premiers mois. 

L’initiative porte le nom de « ticket santé », car c’est bien avec une logique de lutte contre la sédentarité et l’obésité que ce projet a été pensé.
 

Tri des olives et des feuilles par les jeunes. Capture d’écran, Canal.D

14 juin 2022

Draguignan : les jeunes murissent leurs projets avec les olives

«Et si nous organisions une cueillette d’olives solidaires ?» C’est en substance ce qu’ont proposé en 2020 deux mineurs non accompagnés varois à leur éducateur de l’association ADSEAAV. Leur idée rejoignait un projet mis en place par le passé par la Mission de lutte contre le décrochage scolaire de Draguignan. C’est donc ensemble qu’a été menée cette opération, qui a reçu fin 2021 le Grand prix des jeunes citoyens, décerné par l’Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes (Anacej). L’initiative devrait être renouvelée ces prochaines années.

Des propriétaires d’oliviers, dont la municipalité de Draguignan, ont laissé la vingtaine de jeunes récolter leurs fruits. Le projet a plusieurs intérêts éducatifs : créer des liens entre jeunes aux parcours différents, faire découvrir les métiers de l’olive à ces ados en pleine réflexion sur ce qui leur plait pour leur orientation scolaire, ou encore convaincre à l’oral en présentant le projet au jury de « Ose tes idées »*. 

Ramassage des olives, tri, pressage, mise en bouteilles, décoration des bouteilles… Les ados ont tout fait, jusqu’à obtenir une trentaine de litres d’huile. Les bouteilles ont pour partie été distribuées entre les participants et les propriétaires des oliviers. D’autres ont été vendues au bénéfice d’associations caritatives du territoire.

*dispositif de soutien financier des projets de jeunes (11 à 25 ans) financé par le Service départemental de la jeunesse, de l’éducation et du sport du Var et la Caf du Var, et animé par la Ligue de l’Enseignement – FOL du Var.

8 juin 2022

A Glanges (87), les citoyens financent leur centre de santé municipal

114 citoyens ont prêté de l’argent au village de Glangles (500 habitants en Haute-Vienne) pour la création d’un pôle santé accueillant deux infirmières, un cabinet de télé-ophtalmologie, et normalement un médecin. De janvier à mai dernier, 65 000 € ont été versés par ces citoyens, via la plateforme Villyz (spécialisée dans les projets des collectivités).

Après la rénovation de ce qui était un logement social très énergivore, la nouvelle maison de santé devrait ouvrir début 2023. Lutter contre les déserts médicaux serait la principale motivation de ces 114 prêteurs citoyens, dont un peu plus de la moitié résident dans le département. L’idée de toucher un peu plus d’intérêts qu’un livret A (1,2 % sur 7 ans), en investissant dans un projet qui a du sens, a dû en motiver d’autres.

Avec 65 000 € ainsi récoltés, Glanges détiendrait le record de la collecte de prêts citoyens en France métropolitaine, selon nos confrères du Populaire du centre. Le record était jusqu’ici détenu par un projet photovoltaïque à Rouen, une ville 200 fois plus grande que Glanges, ce qui fait la fierté de la maire du village, Emilie Gillet. Hors métropole, en Guadeloupe, un projet d’éclairage public a fait plus fort encore : 75 000 € récoltés en 2016 par la commune de Bouillante (7 500 hab).

A Glanges, le coût de ce chantier va être complété par des subventions, l’autofinancement de la commune, et un prêt bancaire classique. Mais il semble que le projet aurait difficilement abouti sans le soutien citoyen.

CHU de Lyon – DR

6 juin 2022

Un banc d'allaitement public inauguré à Lyon

De nombreuses jeunes mamans préfèrent ne pas allaiter hors de chez elle, par confort mais aussi par crainte du regard des autres. Or, elles ne peuvent pas toujours anticiper quand leur bébé aura faim. Résultat : elles évitent les sorties et s’isolent (ce qui augmente les risques de dépression post-partum), ou passent rapidement au lait en poudre, alors que les bienfaits de l’allaitement maternel sont prouvés pour la santé du petit. C’est pour cela qu’à Lyon, l’hôpital Femme-Mère-Enfant a souhaité créer un banc public optimisé pour l’allaitement, en s’inspirant d’une expérience belge l’an dernier.

Après qu’un groupe de professionnels de santé ait établi le cahier des charges, des étudiants en design de l’école Bellecour ont planché sur plusieurs prototypes. Le modèle retenu a été construit avec des matériaux recyclés, par l’atelier Emmaüs qui emploie des salariés en réinsertion professionnelle. Inauguré ce 20 mai, ce type de banc est une première en France.

Municipalité de Venelles – DR

27 MAI 2022

 

Une mini-déchetterie installée à Venelles (13)

Une mini-déchetterie a été installée en mars dans le centre de Venelles (Bouches-du-Rhône – 8 400 hab.). Cette borne de tri, baptisée recyclette, permet de déposer des bouchons, capsules de café, stylos, cartouches d’encre, petits appareils électroniques, piles et lunettes.

Évitant aux habitants de se déplacer en déchetterie pour ces petits objets, la municipalité se dit « la première en France » à proposer ce genre de bornes. D’autres communes proposent un service similaire, mais de manière ponctuelle, par exemple les jours de marché. Conçue et commercialisée par l’association venelloise AES (Association écologie solidaire), cette recyclette devrait permettre une valorisation de ces déchets via des filières courtes.

« À titre d’exemples, le marc des capsules de café pourra être optimisé au sein des jardins partagés locaux et les articles en plastique pourront être remis à l’association Terracycle qui coopère avec le collège Saint-Eutrope à Aix-en-Provence pour la transformation des instruments d’écriture en mobilier recyclé », précise la municipalité de Venelles dans un communiqué. Elle indique également qu’à «l’horizon 2023, une fontaine à eau filtrée, qui peut être gazéifiée sur place, est également prévue » dans la ville.

D’autres « recyclettes » commencent à être installées dans la région, comme devant la salle de spectacle 6MIC d’Aix-en-Provence.

20 MAI 2022

Punaises de lit : Marseille met en route un plan d'action municipal

La punaise de lit est un sujet de préoccupation pour de nombreux Français, victimes de la recrudescence des infestations ces dernières années. À Marseille, des manifestations de collectifs d’habitants ont eu lieu. Un plan gouvernemental de lutte contre ces parasites, a été dévoilé en février dernier, mais il ne suffit pas, selon différentes associations. Le conseil municipal de Marseille a approuvé le 8 avril dernier un plan d’action municipal de lutte contre les punaises de lit sur son territoire.

 

Il prévoit la formation du personnel municipal, notamment du CCAS et ceux intervenant dans les écoles, les lieux sociaux et culturels. Une campagne d’information sur les moyens de prévention est prévue à destination de la population et des établissements de tourisme.

Les associations d’aide aux familles fragiles devraient être accompagnées sur ce volet. La Mairie a accepté de leur prêter du matériel de désinfection (appareils vapeur, aspirateur…), et compte acheter d’autres machines.

Ce plan d’action municipal inclut un travail de collecte de données (intégrée à la cartographie des cas d’infection), et de mise en réseau des acteurs compétents sur cette problématique. Enfin, la Ville prévoit une « contractualisation avec l’État, dans le cadre du plan d’action interministériel de lutte contre les punaises de lit, permettant d’établir un diagnostic partagé des besoins du territoire et de fixer des objectifs et des moyens de lutte adaptés tout en précisant la répartition des responsabilités entre les services de l’État et les services communaux dans le cadre de leur mission générale de salubrité publique ».

18 MAI 2022

A Grand-Champ (56), un village vraiment Intergénérationnel

Proposer « un logement adapté à tous nos Morbihannais, en fonction de leurs moyens et de leurs besoins » -comme l’a dit le maire Yves Bleunven, lors de l’inauguration- : c’est ce leitmotiv qui a guidé la municipalité de Grand-Champ (5 300 habitants, près de Vannes) lorsqu’il a fallu réhabiliter la friche de l’ancien Ehpad. Et comme les besoins et les profils des habitants étaient divers, c’est un village vraiment intergénérationnel et aux multiples facettes qui a vu le jour dans le centre-bourg. Un projet pensé en concertation avec le bailleur départemental, Général Bretagne sud habitat.

Opérationnel depuis 2021, ce « village » de Lanvaux regroupe :

  • des logements pour séniors (domotisés),
  • un foyer pour jeunes (notamment en stage ou en apprentissage),
  • des résidences de tourisme,
  • la maison des solidarités (incluant le CCAS, les services de soins infirmiers et d’aide à domicile, le Secours catholique,…)
  • des associations aussi bien pour les ainés (club des retraités, union des anciens combattants), que pour les sportifs, avec la fédération départementale de randonnée, et le Team espoir cyclisme, structure qui accompagne les coureurs désirant poursuivre cyclisme de haut niveau et études supérieures.

Des lieux de rencontre et d’animation (place centrale, jardin partagé, salle polyvalente…) ont été pensés pour renforcer l’aspect village convivial et le lien entre toutes les générations.

16 MAI 2022

A Schaerbeek (Belgique), des femmes bricolent pour devenir plus autonomes

La Maison des femmes de Schaerbeek (en Belgique, 133 000 hab) propose depuis l’an dernier des ateliers « Bricoladies » : des initiations au bricolage à destination des femmes.

Au programme : « Des petits travaux de plomberie, comment réparer sa chasse d’eau, son évier qui fuit, le b.a.-ba en électricité, en menuiserie, comment réparer sa serrure. Donc on a réfléchi comme ça à toutes sortes de petites choses qui pouvaient rendre autonomes les femmes », explique Julie, coordinatrice de la Maison des femmes dans cette vidéo de présentation.

Ces ateliers, soutenus par la Région Bruxelles-Capitale, ont un double objectif :

  • L’émancipation de la gent féminine, en renversant le stéréotype sexiste « la femme s’occupe des tâches ménagères, et l’homme des réparations dans la maison ».
  • Mais aussi un retour en formation voire à l’emploi, pour ces femmes qui retrouvent confiance en elles et en leur capacité à acquérir de nouvelles compétences. «Sur l’ensemble du dispositif, on a au minimum 20 % des personnes qui sont sont prêtes à entrer en formation après ces ateliers», se réjouit Alain Herdies, directeur de l’organisme Jeunes schaerbeekois au travail (JST). La Maison des femmes collabore ainsi avec plusieurs structures qui proposent des formations et des emplois dans la construction.

Créée en 2010, la Maison des femmes de Schaerbeek dit organiser « plus de 30 activités par semaine, [avec] plus de 100 partenaires et de 13.000 participants par an».

12 MAI 2022

Mandelieu (06) innove dans la lutte contre les inondations mortelles

En octobre 2015, dans les Alpes-Maritimes, des inondations avaient fait vingt morts. Dont 8 personnes à Mandelieu-la-Napoule, lorsque les flots s’étaient engouffrés à pleine vitesse dans les parkings souterrains d’immeubles.

Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, une solution innovante a été trouvée dans cette ville de 22 000 habitants : des batardeaux. Il s’agit de barrières automatiques, qui fonctionnent même en cas de coupure de courant grâce à la pression hydraulique. Concrètement, quand l’eau commence à arriver et appuie sur des capteurs, une plaque étanche se relève et bloque complètement l’accès aux flots avant la pente qui mène au parking souterrain.

Dernièrement, une école et plusieurs immeubles d’habitation ont été ainsi sécurisés. D’autres le seront en cours d’année, pour un total de 38 batardeaux et près de 8 millions d’euros. Un coût que n’auraient pas pu supporter les syndicats de copropriétaires, même si dans le droit, il leur revenait d’effectuer ces travaux. Alors les collectivités locales ont financé cette sécurisation à hauteur de 90%.

En parallèle, l’intercommunalité a financé le rehaussement de murets et de l’installation de pompes à eau.

Fin 2021, la Ville de Mandelieu-la-Napoule a également équipé sa police municipale en véhicules de secours amphibies et a acquis un verger de 14 hectares pour y accueillir une zone d’expansion de crue. « Nous en ferons un ouvrage remarquable de résilience et l’un des plus grands parcs naturels interurbains d’Europe », déclarait la municipalité, qui a retenu des enseignements des crues de 2015 et 2019.

9 MAI 2022

Saint-Raphaël désigne un référent "anti-bureaucratie"

8e adjoint municipal de Saint-Raphaël en charge des relations avec les usagers du service public, Frédéric Heudiard a été désigné « référent anti-bureaucratie ».

Il pourra être saisi par tout citoyen en cas de problème dans une procédure avec la mairie ou la communauté d’agglomérations, ou s’ils font les frais d’une attente anormale. L’élu référent agira comme un médiateur, en faisant dialoguer les différentes parties pour trouver une solution au plus vite, et en évitant que différents services ne se renvoient la balle.

En parallèle, le « référant anti-bureaucratie » est chargé de faire des propositions pour améliorer les services municipaux et dressera un rapport annuel de l’ensemble des dysfonctionnements que la municipalité varoise compte rendre public.

4 MAI 2022

Dans les parcs de Nancy, un truck et des pochettes-surprises de livres

En se promenant au parc, les Nancéiens pourraient le prendre de loin pour un camion à glaces coloré. En s’approchant, ils peuvent repartir avec des sacs kraft contenant, façon pochette-surprise, des livres, CD et DVD sélectionnés par les bibliothécaires de la ville. Il y en a pour les adultes sur différentes thématiques, et pour les enfants par tranches d’âge.

Ce nouveau service, baptisé « kraft truck », serait moins contraignant qu’un bibliobus et attirerait plus facilement du public non habitué à emprunter en médiathèque. Derrière le comptoir du petit camion triporteur, on trouve un bibliothécaire disponible pour répondre aux questions, donner des conseils de lecture ou effectuer l’inscription de ceux qui se laissent tenter par une pochette-surprise.

Dans cette même logique de moderniser et d’attirer de nouveaux publics, les médiathèques de Nancy ont mis en place pendant le confinement un service de click&collect, depuis peu en partenariat avec d’autres établissements de la ville. Après une commande en ligne, les usagers peuvent récupérer leurs livres dans une des quatre bibliothèques locales, mais aussi, dans les MJC, au musée de l’Ecole ou encore dans un atelier de vélo.

29 AVRIL 2022

Des sous-locations pour réduire la vacance commerciale à Romans-sur-Isère

Pour redynamiser son centre-ville et réduire la vacance commerciale dans certaines rues, la ville de Romans-sur-Isère (33 000 hab. – Drôme) a mis en place un dispositif innovant, nommé Shop’in Romans.

Le principe est que Ville loue un local commercial vacant à son propriétaire, moyennant la réalisation de travaux par ce dernier. La municipalité le sous-loue ensuite à un porteur de projet, en ne lui refacturant qu’une partie du loyer (à un prix attractif, surtout au démarrage). Cette sous-location est soumise à appels à projets, en favorisant l’implantation d’un certain type d’activités, artisanales notamment.

Lancé en 2018, le dispositif semble porter ses fruits. La Mairie a décidé l’an dernier de passer de huit locaux loués à douze.

26 AVRIL 2022

1500 Occitans vont expérimenter le revenu écologique jeunes

Depuis mars dernier, en Occitanie, les moins de 29 ans sensibles à l’écologie qui ne sont ni étudiants ni en emploi, peuvent candidater au revenu écologique jeunes. Il s’agit d’un complément de revenu (d’un montant maximum de 1000 € selon l’âge et les ressources du foyer) versé par le conseil régional à des jeunes souhaitant soit intégrer formation professionnelle labellisée « Pacte vert », soit créer ou reprendre une entreprise écologique.

Pour cette année scolaire, l’expérimentation régionale devrait bénéficier à 1500 jeunes, sélectionnés sur dossier, spécifiquement dans les secteurs du BTP ou de l’agriculture.

Puis en octobre 2022, la Région envisage de généraliser cette mesure à tous les secteurs dès lors qu’il s’agit de produire de manière biologique ou durable, lutter contre le gaspillage, sensibiliser à l’environnement, etc.

22 AVRIL 2022

Produire de l'électricité à l'usine d'eau potable : des communes l'ont fait

Les usines de production d’eau potable consomment de l’électricité, mais dans une poignée de communes en France, elles en produisent aussi.

En 2011, Nice (Alpes-Maritimes) inaugurait la première turbine hydroélectrique installée sur un réseau d’eau en France. Elle en possède trois désormais. En 2015, Rodez (Aveyron) faisait de même. Son usine produirait autant d’électricité qu’elle en consomme. Trois ans plus tard, c’était le tour d’Annonay en Ardèche.

Leur point commun : avoir un dénivelé entre la source d’eau brute, et l’usine de traitement (150 m à Rodez, une cinquantaine de mètres seulement à Nice et Annonay). Une configuration qui n’est pas transposable à toutes les usines d’eau, donc, mais pas si rare.

Une piste à envisager, d’autant que l’investissement serait assez simple techniquement comme l’expliquent ces collectivités, comme Annonay dans cette vidéo : 

20 AVRIL 2022

Pour l'emploi, la petite agglo d'Issoire crée un master 2 sur l'industrie du futur

L’Agglo Pays d’Issoire, dans le sud du Puy-de-Dôme, ne ressemble pas vraiment à la Silicon Valley. Pourtant c’est ici qu’étudie, depuis octobre dernier, la première promotion du master 2 « automatique robotique ». Si cet EPCI rural devient ainsi le 6e campus universitaire d’Auvergne, c’est avant tout pour répondre aux difficultés de recrutement dans la filière industrielle, (qui représente ici un quart des emplois), notamment dans « l’industrie 4.0 », c’est-à-dire l’optimisation de l’industrie par l’informatique et l’intelligence artificielle.

Les 10 premiers étudiants alternent, toutes les deux semaines, entre leurs cours donnés par des enseignants de l’Université Clermont Auvergne dans un bâtiment mis à disposition par l’agglomération, et la mise en pratique dans une des entreprises locales. Plusieurs d’entre elles envisagent d’embaucher l’alternant en fin d’année.

L’Agglo Pays d’Issoire s’efforce de promouvoir ce nouveau master, aussi bien auprès des futurs étudiants l’an prochain, qu’auprès des PME locales qui, elles aussi, pourraient intégrer des alternants. Avec l’espoir d’attirer in fine de nouvelles entreprises et de voir s’implanter des familles de cadres. Selon la Banque des territoires, si cela fonctionne, la collectivité envisage d’ores et déjà de créer un BTS sur cette même thématique de « l’industrie 4.0 ».

18 AVRIL 2022

Au Petit-Quevilly (76), un complément de ressources pour personnes âgées

Depuis ce mois d’avril 2022, les habitants du Petit-Quevilly (22 000 habitants près de Rouen) âgés de plus de 62 ans peuvent solliciter un complément de revenus, s’ils perçoivent moins que le seuil de pauvreté (918 € par mois pour les personnes seules, 1 377 € par mois pour un couple). «Une première en Normandie », soutient la maire, Charlotte Goujon.

Concrètement, les équipes du CCAS vont tout d’abord accompagner les personnes concernées pour vérifier si elles perçoivent bien les aides auxquelles elles peuvent prétendre. Si malgré l’accès effectif à leurs droits, elles restent en dessous de ce seuil, la Ville leur versera un montant de 100 € tous les mois. Le coût pour la ville du dispositif est estimé en année pleine entre 100 000 et 150 000 €.

Les bénéficiaires doivent remplir deux autres conditions : résider depuis plus d’une année au Petit-Quevilly et être en situation régulière.

La vocation du dispositif est d’éviter la dégradation de situations fragiles et permettre aux 20 % de la population sexagénaire dans la commune de vivre de façon autonome. Contrairement aux dispositifs d’urgence, le complément de ressources mensuel offrira une stabilité rassurante.

13 AVRIL 2022

Les Pays-de-la-Loire donnent une prime aux jeunes qui cumulent job et études

Être scolarisé en Pays-de-la-Loire, avoir travaillé 300 heures entre septembre dernier et fin août prochain, et avoir moins de 26 ans. Si un jeune remplit ces trois critères, il peut prétendre à Prim’ojob, une aide de 200 € que la Région a lancée en début d’année 2022.

« Cette prime est un encouragement pour les jeunes qui sont courageux et engagés, qui se donnent du mal pour réussir», a déclaré Christelle Morançais, présidente de la Région. Le second objectif est d’aider à pourvoir les quelque 45 000 postes vacants en Pays-de-la-Loire, selon les chiffres de Pôle Emploi en fin d’année 2021.

Selon le conseil régional, «2 jeunes sur 10 en Pays de la Loire travaillent tout en poursuivant leur cursus de formation.» Cette prime devrait être reconductible tous les ans. Elle a représenté 1,47 million d’euros sur le budget 2022 de la Région.

L’opposition régionale, des syndicats étudiants et le conseil économique, social et environnemental des Pays-de-la-Loire ont émis des critiques envers ce dispositif, notamment parce que « le salariat étudiant contraint est la première cause d’échec à l’université ».

8 AVRIL 2022

Réduire son empreinte carbone au détour d'une conversation

« Privilégiez les transports en commun », « stop au gaspillage »… Beaucoup de Français ont entendu ces préconisations de la transition écologique, mais ont l’impression qu’ils ne pourraient pas faire mieux vu la réalité du quotidien de leur famille. L’initiative « conversation carbone » se démarque d’autres ateliers de sensibilisation justement parce qu’elle amène les participants à évoquer, en petits groupes, leurs modes de vie, les difficultés du quotidien qui font qu’on choisit la facilité à la sobriété, le sentiment de devoir renoncer à ce qu’on aime pour être écolo, etc.

C’est la communauté de communes du Val de Drôme en Biovallée qui, la première, a importé ce concept d’Angleterre. Le premier groupe « conversations carbone » est organisé en 2014, en partenariat avec l’Institut négaWatt, avec le soutien
de la Région Rhône-Alpes. En vue de déployer la méthode au-delà de la Drôme, l’association Conversations carbone est créée en 2016. L’année suivante, une formation de « facilitateur en conversation carbone » (payante) est proposée, d’abord à cinq binômes venus de Lorient, de Lille, de la Drôme et du Vercors.

En effet, c’est un duo de facilitateurs qui encadre, anime, et apporte les données objectives aux 6 à 8 participants, lors des séances. Il s’agit généralement de 6 ateliers de deux heures où se mêlent, dans une ambiance conviviale, discussions de groupe, exercices et jeux autour de 4 thèmes : énergies à la maison, mobilité, alimentation et eau, et enfin consommation et déchets.

Aujourd’hui, on compte une trentaine de villes françaises qui organisent des « conversations carbone » (voir carte. Les points jaunes indiquent que plusieurs binômes de facilitateurs sont formés sur la collectivité).

5 AVRIL 2022

Aire-sur-la-Lys, un territoire vélo en Hauts-de-France

Depuis une dizaine d’années, la commune d’Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais) mène une politique volontariste pour développer le vélo, dans tous les usages. Elle a été la première du Pas-de-Calais à être labellisée « Territoire vélo ». Pour le maire, Jean-Claude Dissaux, c’est le fruit «d’efforts conséquents, surtout aussi précocement et pour une petite ville comme nous [9 500 habitants], pour investir autant, y compris en centre-ville et aux pieds des monuments historiques, même si cela rajoutait des contraintes.»

Actuellement, une vingtaine de kilomètres de pistes cyclables relient le centre-ville d’Aire-sur-la-Lys à ses 15 hameaux et à d’autres communes limitrophes, certaines pistes avec un aspect touristique. « Avant de créer une piste, il faut réfléchir à quoi elle servira, prévient le maire. Si c’est seulement pour le tourisme, elle ne servira que quelques mois dans l’année. Il ne faut pas négliger les pistes du quotidien, pour aller travailler ou à l’école. D’autant que les professeurs des écoles soutiennent la mesure, et que si les enfants prennent cette habitude dès l’enfance, ils gardent le réflexe au collège et ensuite. »

Depuis 2018, la mairie met à disposition gratuitement une cinquantaine de vélos à assistance électriques. « Ils peuvent être empruntés par les touristes pour une balade, ou par les habitants. Je sais que certains s’en sont servis pour aller dans un magasin plus loin lors des soldes, et que ça a dépanné un jeune pour aller à un entretien d’embauche. Les week-ends, aux beaux jours, ils sont tous empruntés », raconte l’édile.

Dernière mesure en date : une aide financière de 20% du prix pour l’achat d’un vélo classique ou à assistance électrique. La mairie a pour cela prévu 50 000 € à son budget pour l’année 2021.

Mais Jean-Claude Dissaux met surtout en avant le nouvel état d’esprit pour le vélo qui se répercute dans les tous les nouveaux aménagements municipaux : de la sécurisation routière à l’aménagement des nouveaux lieux touristiques, en passant par l’intermobilité jusqu’à la gare.

31 MARS 2022

Strasbourg, modèle pour le travail d'intérêt général

Le gouvernement veut augmenter le recours au travail d’intérêt général (TIG), en passant de 21 000 postes fin 2021 à 30 000 cette année. Réservée aux délits les moins graves et aux primo-délinquants (la moitié des tigistes ont moins de 22 ans), cette alternative à la prison est beaucoup moins couteuse et prévient mieux la récidive.

Les structures qui peuvent accueillir des tigistes, que sont les collectivités, les associations humanitaires et les entreprises chargées d’une mission de service public, sont donc invitées à ouvrir des places.

En avril 2021, lors d’un webinaire destiné à « développer le TIG dans les collectivités territoriales », l’Agence du travail d’intérêt général et de l’insertion professionnelle (Atigip) a présenté la ville et l’eurométropole de Strasbourg comme « un exemple qui marche ».

La capitale de l’Alsace a accueilli en moyenne plus de 200 personnes en TIG ces dernières années (159 mesures en 2020 avec le Covid), encadré par 106 tuteurs et tutrices volontaires. 86 places sont réservées pour les délinquants mineurs. Des chiffres parmi les plus hauts en France.

L’Atigip et les acteurs strasbourgeois estiment que cette réussite est principalement due :

  •  Un partenariat efficace entre le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Bas-Rhin et la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ),
  • La mise en place d’un guichet unique, avec un coordinateur à mi-temps, assurant la liaison entre les différents acteurs impliqués, et recevant toutes les demandes d’accueil,
  • La valorisation de la fonction de tuteur via la formation continue et les indemnités,
  • La recherche pour innover et promouvoir de nouvelles formes d’accueil, notamment pour les mineurs,
  • Et le développement du réseau de partenaires à l’échelle des 33 communes de l’eurométropole.

28 MARS 2022

Beaumont en chemin vers des trajets domicile-école sans voiture

À Beaumont, « 89 % des parents estiment que l’itinéraire entre leur domicile et l’école Beaupré est dangereux à vélo ». C’est l’un des résultats de l’enquête locale finalisée en février 2022, mais les parents de cette petite commune (3000 habitants), entre Genève et Annecy sont loin d’être les seuls.

Des ateliers de sensibilisation des enfants et des « diagnostics en marchant » (voir photo ci-dessous) ont eu lieu à l’automne dernier. Désormais, les « comités Moby » (composés de parents, personnels de l’établissement, élus, parfois d’enfants et de riverains des rues concernées) vont se pencher sur cinq actions préconisées en collaboration avec l’entreprise Eco CO2 :

• un projet de requalification de la zone de circulation de la rue qui mène à l’école,

• la co-construction d’un projet d’aménagements cyclables pour des itinéraires entre l’école et trois quartiers/hameaux,

• l’expérimentation d’alternatives comme le pédibus ou le vélobus,

• réflexion autour de la sécurisation de la traversée de la route départementale identifiée comme un point noir pour l’utilisation des modes actifs vers l’école,

• et enfin des mesures pour encourager l’utilisation des chemins non-goudronnés pour les trajets domicile-école et les sorties scolaires. En 2021, des balades organisées par les enseignants sur les sentiers ruraux de Beaumont et de la commune voisine ont été un succès auprès des élèves et de leurs parents.

22 MARS 2022

Puisaye-Forterre : dessine-moi le territoire de demain

Impliquer les citoyens dans le projet de territoire est généralement perçu comme positif, mais il peut être décourageant pour la collectivité de voir le faible nombre de participants quand sont proposées des consultations en ligne, des tables rondes, etc.

La communauté de communes Puisaye-Forterre (territoire rural de 34 000 habitants à cheval sur les départements de l’Yonne et de la Nièvre) a dû être créative pour proposer quelque chose de ludique, interactif, à moindre coût, et ne reposant pas que sur le numérique. Au final, cela a pris la forme d’un stand sur le marché affichant une grande carte plastifiée de chacune des huit communes concernées par le futur projet de territoire. Avec de simples feutres pour tableau blanc, les habitants pouvaient dessiner et écrire les aménagements qui leur semblent prioritaires : améliorer la circulation de cette route surlignée, ce bâtiment vide légendé comme potentielle maison de santé, des bancs dessinés ici, etc. (voir photo ci-dessous). Une réalisation « 100% faite maison ».

Pour poursuivre la réflexion, les deux cheffes de projet à l’initiative de la démarche ont conçu un calendrier d’animation avec notamment :

• Des maisons de projets, c’est-à-dire des lieux facilement identifiables avec des permanences pour maintenir le dialogue citoyen et tenir des ateliers.

• La visite de sites inspirants existants dans d’autres territoires (tiers lieux, etc.).

17 MARS 2022

la SCIC Villages vivants revitalise les centre-bourgs auvergnats et bientôt partout ailleurs

«L’immobilier ne doit pas se limiter à des fins spéculatives. Il doit être un outil pour installer des activités et remettre de la vie dans les campagnes.» Voilà comment la SCIC Villages vivants résume sa mission. Son modèle est innovant : la combinaison d’une coopérative et d’une foncière.

La foncière achète et rénove des locaux pour installer des activités en milieu rural. La coopérative est alors financée par ses partenaires dont acteurs bancaires, mais aussi des citoyens (comme acte citoyen et avantages fiscaux) et des collectivités désireuses d’accompagner la réinstallation d’activités sur leur territoire. Une fois la rénovation du local terminé, Villages vivants perçoit les loyers de la part de l’entrepreneur ou de l’association qui l’a sollicité pour le local.

Par ailleurs, la coopérative peut accompagner des collectivités, notamment pour des diagnostics de revitalisation de centre-bourgs.

Créée en 2018, Villages vivants a mené une trentaine de projets dont 6 sont en cours. Originaire d’Auvergne-Rhône-Alpes, la structure s’étend désormais à la ruralité du quart sud-est de la France, et souhaite à l’avenir répliquer son modèle sur l’ensemble de l’Hexagone.

16 MARS 2022

Les réfugiés peuvent apprendre le français grâce à une appli du lab d'innovation de Lyon

En complément des cours de français avec enseignant –voire à la place pendant les confinements–, les réfugiés arrivant en France peuvent progresser grâce à l’application Happy FLE (pour français langue étrangère).

Elle a été créée en 2018 par Archipel (le laboratoire d’innovation de l’État en Auvergne-Rhône-Alpes), l’association Forum réfugiés cosi, des réfugiés eux-mêmes, et enfin un studio de jeux vidéo éducatifs lyonnais. Elle a été téléchargée plus de 10 000 fois en trois ans et demi.

Progressivement enrichie, l’appli gratuite propose désormais 370 exercices écrits et oraux, sous forme de challenge et de défis, en abordant des situations très concrètes de la vie quotidienne, comme les transports, la santé, le travail, le logement, l’administration, les achats. La difficulté s’adapte en temps réel à la progression de chaque étudiant.

Elle a été financée par 48 000 € de l’Etat, et 16 000 € de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique en France. 

14 MARS 2022

Écouché-les-Vallées, la mairie carbure à la pompe

Dans l’Orne, la commune rurale d’Écouché-les-Vallées gère en régie la station-service du village, évitant aux habitants-automobilistes d’avoir à parcourir une vingtaine de kilomètres aller-retour pour faire le plein de carburant. Ce n’est pas là une initiative inédite, quelques autres villages ruraux en France ont eux aussi monté leur propre distributeur de carburant.

À Écouché-les-Vallées, pour faire leur plein de carburant, les habitants devaient se rendre à Argentan et son supermarché situés à une dizaine de kilomètres. « Ça faisait un assez long trajet pour remplir son réservoir, ce qui est d’autant plus dommage que la commune possède tous les commerces à l’exception d’une boucherie, et encore, la supérette 8 à huit s’est entendue avec une AMAP pour faire dépôt de viande», observe l’élu. Cette solution, outre le service immédiatement rendu de distribution de carburants, présentait aussi l’avantage d’encourager les habitants à faire leurs achats sur place, un plus pour le commerce local.

La station entièrement automatisée a été installée à la périphérie, à côté d’un Carwash, sur une zone accueillant des entreprises. Cependant, une collectivité ne peut pas créer un tel équipement d’un simple claquement de doigts. Sur le plan juridique, la gestion doit se faire en régie ce qui implique l’autonomie financière de la structure. À Écouché-les-Vallées, la régie s’autofinance entièrement. Avec un passage moyen quotidien de près de 70 véhicules, elle y parvient sans difficulté. Elle emploie un salarié un jour par semaine pour l’entretien, le passage de commandes aux trois fournisseurs sélectionnés avec avantage donné à chaque fois au moins-disant, la comptabilité et l’établissement des factures. Le nettoiement est assuré par le service propreté de la commune, mais cette prestation comme celle fournie par l’agent gérant la structure est financée par la régie.

La création d’une station-service réclame aussi un savoir-faire. La commune a fait appel à un prestataire spécialisé, livrant des stations clef en main, installant les cuves à carburant, les tuyauteries, les pompes et une borne de gestion avec un logiciel adapté. Cela a permis de mettre en place un système de badges dédié aux professionnels. Ils peuvent acheter leur carburant librement, recevant une seule
facture en fin de mois.

Enfin, la commune a tenu à garantir le prix des carburants. Ceux-ci ne peuvent dépasser de plus de 8 centimes ceux pratiqués par la grande surface d’Argentan. Un petit surcoût que le gain de temps et l’économie d’un déplacement rendent acceptable. « Et encore, souligne Alain Lolivier, bien souvent nos prix sont inférieurs à ceux du supermarché. »

9 MARS 2022

A Mantes-la-Jolie, un «guichet unique» facilite la vie des commerçants

Cette commune yvelinoise de 45 000 habitants, bordée par la Seine, a inauguré en mai 2021 un « office du commerce ». Situé en plein centre-ville, hors des murs de la mairie, ce « guichet unique » a vocation à accompagner administrativement, économiquement, logistiquement et numériquement les commerçants de la ville.

Durant la crise sanitaire, ces derniers ont ainsi été appuyés pour obtenir des aides financières de la municipalité destinées au paiement des loyers. Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 19 h, il comprend une équipe de 4 personnes : une coordonnatrice, un conseiller technique, un agent de proximité et le manager de centre-ville.

L’office du commerce vient également soutenir ceux qui désirent ouvrir un magasin. Ils peuvent par exemple être informés de la présence de locaux vides et des démarches administratives nécessaires. L’idée : simplifier les échanges entre la municipalité, les commerçants ainsi que les acteurs institutionnels (services de l’État) et économiques (promoteurs et financiers). Et d’éviter des parcours sinueux en mairie ou à la Chambre de commerce et d’industrie. Cet office est aussi susceptible d’accueillir des rendez-vous avec l’élue au commerce, Carole Philippe, tout autant que des conférences et des ateliers.

Contacté, Arnaud Léonard, président de « Cœur de Mantes », l’association des commerçants de la ville, se dit « très satisfait » des actions de la ville à destination des commerces.

28 FEVRIER 2022

Les habitants de Millau partie prenante du budget de leur ville

Du 5 au 15 février dernier, la municipalité de Millau (Aveyron) a laissé les habitants décider de l’intégralité du budget d’investissement de la ville (5 millions d’euros) en choisissant les projets qu’ils jugent prioritaires parmi 15 propositions. 3 000 Millavois, soit quasiment 20% du corps électoral, y ont pris part.

Une démarche participative, sans précédent en France, qui a démarré dès 2020, avec l’intégration de 19 citoyens tirés au sort lors de l’audit financier de la commune. Cette expérience leur a permis de comprendre les mécanismes du budget communal, de prendre la mesure de la réalité des comptes publics laissés par la précédente mandature mais surtout d’identifier la capacité d’investissement de la commune pour les 6 ans de mandature.

Cet audit participatif a coûté 26 000 € à la commune, chiffre le journal local Millavois.com :

  • 20 000 pour l’audit lui-même par un cabinet d’expertises financières locales,
  • 5 000 € pour trois ateliers permettant aux citoyens d’avoir les clés pour s’intégrer au projet, animés par le cabinet de civic tech ­Missions publiques,
  • et enfin une indemnité de 30 € par séance et par personne participante.

25 FEVRIER 2022

Ile-et-Vilaine : un label pour les agriculteurs qui protègent l'eau

Terres de sources est un label que peuvent obtenir les agriculteurs bretilliens et autres acteurs de la production alimentaire engagés dans la protection de l’environnement et notamment de l’eau.

C’est d’ailleurs l’Eau du bassin rennais (syndicat mixte en charge du service de l’eau potable à Rennes Métropole et six communautés de communes) qui l’a initié en 2017. Depuis jeudi 24 février 2022, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) est créée pour prendre le relais. Également appelée Terres de sources, elle rassemble 110 associés (producteurs, transformateurs, collectivités, association de consommateurs ou de protection de l’environnement, salariés, partenaires financiers) et a toujours pour mission d’accorder ou non le label à des fermes, selon le respect d’une charte.

Ses objectifs : « faire baisser de 60% l’achat de produits phytosanitaires, et réduire de 35% (et de 60% à l’horizon 2035) les pics de pesticides dans l’eau brute » par rapport à 2008.

En parallèle, la SCIC met en avant les produits labellisés (plus chers) pour la restauration collective et les magasins de produits locaux.

21 FEVRIER 2022

Bouches-du-Rhône : 50 000 couvercles de verre anti-drogue distribués aux bars

Le conseil départemental des Bouches-du-Rhône a commencé mi-février à distribuer 50 000 des couvercles « anti-drogue » aux bars et boîtes de nuit. Ce couvercle, lavable et en silicone, est étirable de sorte que le barman peut l’étirer sur différentes tailles de verre après avoir versé la boisson (voir en vidéo par La Provence). Ne reste plus qu’à insérer une paille par le trou intégré à l’objet. Le consommateur peut alors siroter sereinement sa boisson sans craindre qu’un tiers n’y verse une drogue à son insu.

C’est notamment le GHB, dite « drogue du violeur » qui est visé par cette initiative. Les témoignages de victimes et les plaintes affluent depuis l’année dernière.

À échelle plus locale, l’initiative a été prise en 2021 par :

  • La municipalité de Lausanne : 4000 couvercles pour un montant de 5000 francs suisses (4800 €). Ici c’est une association qui se charge de mettre ces «capotes à verres» à disposition des établissements qui en font la demande.
  • À Tours, 5 000 couvercles ont été distribués gratuitement aux étudiants de l’université. Cette action a fait partie d’une campagne de prévention plus large,  qui a coûté 5 000 €, en partenariat entre la mairie et l’université.
  • Mais aussi par des associations, ou des gérants de bars eux-mêmes soucieux de protéger leurs clients. La start-up lilloise Drink watch s’est notamment spécialisée pour répondre à cette attente.

18 FEVRIER 2022

Des plateformes solidarités pour savoir qui fait quoi

Comment participer à la vie de quartier ? Où se rendre pour de l’aide alimentaire ? Par qui être accompagné dans ses démarches administratives ? Quels sont les numéros d’urgence dans telle ou telle situation ?

Personne ne connait par cœur toutes les associations et acteurs d’une ville. Les municipalités proposent souvent un annuaire, mais pour l’administré, ce n’est pas simple de savoir quel interlocuteur répondra vraiment à sa demande.

D’où l’intérêt des « plateformes solidarités » proposées par les CCAS de quelques villes françaises. Lille a ouvert la marche en 2019, rejointe fin 2020 par Chambéry, puis l’an dernier par Grenoble et Troyes.

Sur ces « plateformes solidarités », il est intuitif de faire une recherche d’abord par thématique et besoins, puis avec une liste des structures impliquées et une carte interactive.

17 FEVRIER 2022

« Vélofcourses », un service municipal de livraison de courses à vélo

Comment soutenir le commerce et lutter contre la désertification du centre-ville, tout en réduisant l’impact environnemental et en créant de l’emploi ? À Sucy-en-Bry (Val-de-Marne), la Ville a créé en décembre, en partenariat avec l’association Val-de-Brie Emmaüs, un service municipal de livraison de courses à vélo, baptisé « Vélofcourses ».

Le projet, financé par l’Ademe et la Région Île-de-France, a été primé dans le cadre de l’appel à projets climat du Département du Val-de-Marne.

En novembre 2020, lors deuxième confinement, la municipalité, qui a fait de la préservation du commerce local une de ses priorités, avait déjà lancé la plate-forme « Sucy of courses », qui répertorie les produits de 237 commerçants de la commune, ceux du marché inclus.

Avec « Vélofcourses, elle a voulu « aller plus loin ». « On est dans une période où il ne faut pas oublier qu’il y a des choses fondamentales : le commerce de proximité, défend Marie-Carole Ciuntu, la maire (LR). Ce qui est fondamental également, c’est le climat. On a donc lancé Velofcourses, qui est la volonté de proposer à tous les commerçants, ceux du marché, ceux de la ville, d’avoir des livraisons gratuites pour leurs clients ».  

Légumes, fleurs, vêtements, repas cuisinés… Désormais, les clients peuvent commander directement sur place ou sur le site Sucyofcourses.fr et être livré gratuitement à vélo à l’heure de leur choix.

Sept personnes ont été recrutées dans le cadre de ce projet : une coordinatrice et six livreurs (trois emplois en insertion et trois jobs étudiants).

16 FEVRIER 2022

Lausanne (re)baptisera plus de rues avec des noms de femmes

La municipalité de Lausanne (Suisse) a décidé de rendre hommage aux femmes qui ont marqué la ville en nommant ou renommant certaines rues et places. Elle s’est fixé pour objectif de donner le nom d’une personnalité féminine à « 30 rues ou lieux publics d’ici 2026 ».

Pour cela, la mairie précise qu’elle va « non seulement nommer des lieux actuellement dépourvus de noms, mais également changer le nom d’espaces publics [notamment lors de] doublons, à savoir les lieux publics lausannois qui possèdent la même dénomination ; par exemple une place et une rue portant le même nom. Enfin, la sélection des nouvelles dénominations s’appuie également sur des demandes citoyennes. »

Actuellement, les rues de Lausanne portant des noms de femmes se comptent sur les doigts d’une main, alors qu’une centaine de voies de circulation rendent hommage à des hommes.

En charge de ce dossier : Florence Germond, conseillère municipale (socialiste) de Lausanne (140 000 hab).

11 FEVRIER 2022

Lamotte-Beuvron : les déchets des habitants transformés en biogaz

La municipalité de Lamotte-Beuvron (4600 habitants – Loir-et-Cher) a installé en juin 2021 quatre conteneurs pour que les habitants puissent y déposer leurs déchets alimentaires. Les cuisines collectives (Ehpad, scolaires) et celles de la Fédération française d’équitation installée sur le territoire, participent également.

L’an dernier, 30 000 tonnes (en majorité des structures collectives) ont été récupérées. Selon le maire Pascal Bioulac cité par nos confrères de La Nouvelle république, les quantités collectées en ce début d’année 2022 sont suffisantes pour produire 200 m³ de gaz vert par heure, et que le méthaniseur soit rentable financièrement. Le biogaz est réinjecté dans le réseau de gaz naturel exploité par GRDF, et le digestat sert d’engrais aux cultures locales.

La commune anticipe la loi « anti-gaspillage et économie circulaire » qui rend obligatoire la mise en œuvre du tri à la source des biodéchets dès le 1er janvier 2024.

Lamotte-Beuvron, maire : Pascal Bioulac (DVD)

10 FEVRIER 2022

À Genève, les femmes auront un rabais de 20% sur leurs loisirs

Les conseillers municipaux de Genève viennent d’adopter une motion pour accorder à ses habitantes une réduction de 20% sur les entrées dans les lieux culturels et sportifs de la ville. Cette proposition, votée par la gauche, vise à compenser les inégalités femmes-hommes. En effet, ce pourcentage de rabais correspond à l’écart salarial national chiffré par l’Office fédéral de la statistique.

D’autres voix, à droite, ont dit ne pas vouloir corriger une injustice par une autre. Si la motion est rejetée par le droit fédéral, cela aura au moins suscité le débat sur les mesures à prendre pour réduire les inégalités, conclut la majorité.

Ville de Genève (Suisse), maire : Frédérique Perler (Les Verts)

 

9 FEVRIER 2022

Les habitants de Joigny conseillés sur les Ehpad et leurs alternatives

Pour mes parents âgés et dépendants, vaut-il mieux adapter leur logement ? Faire venir un professionnel à domicile ? Les inscrire en Ehpad ? Dans un autre type de résidence ? Et comment trouver une place ?

Pour trouver des réponses adaptées à chaque famille, un nouveau métier voit le jour : conseiller en solutions grand âge, également appelé care manager. Emergeant en France depuis quelques années, il est de plus en plus nécessaire avec le vieillissement de la population (cité dans le rapport El Kkomri), et les différents scandales liés aux Ehpad (comme la sortie du livre Les Fossoyeurs).

La mairie de Joigny (9500 habitants – Yonne), via son CCAS, a signé un partenariat avec Papyhappy, une des entreprises qui proposent ce service. L’accompagnement est désormais gratuit pour les habitants de Joigny à partir de l’âge de 60 ans.

« A ce jour, plus de 120 habitants ont été accompagnés par Papyhappy dans le cadre du partenariat avec la Ville de Joigny depuis sa mise en place« , a précisé Nicolas Soret, maire de Joigny, début février, sans dévoiler le coût et le périmètre de cette initiative, pionnière en France.

Joigny, maire : Nicolas Soret (PS).

7 FEVRIER 2022

Un téléphérique envisagé entre Lille et le Pas-de-Calais

Pourra-t-on prendre le téléphérique aérien pour aller travailler sur la métropole de Lille quand on habite dans les secteurs de Béthune-Bruay, Artois-Lys-Romane, Flandre-Lys, Pays de Saint-Omer, Pays de Lumbres ou encore les Flandres intérieures ?

Les élus de ces 6 communautés d’agglomération, motivés par les bouchons routiers sur ces axes, ont commandé une étude, attendue pour juin 2022.

Cette dernière devra établir la faisabilité de construire un téléphérique de plus de 40 km. (Actuellement le plus long de France, bientôt en service à Toulouse ne mesure « que » 3 km).

Elle devra aussi juger la compétitivité du téléphérique par rapport au transport ferroviaire. En effet, il est déjà prévu de doubler les fréquences en heures de pointe des trains de l’étoile ferroviaire de Lille, mais pas avant 2035-2040. Un délai que n’ont pas envie d’attendre les élus locaux dont l’attractivité est pénalisée par ces problèmes de mobilité.

D’autant que le prix serait deux fois mois cher au kilomètre pour le téléphérique que pour le rail, selon Olivier Gacquerre, président de la communauté d’agglomération de Bruay-Béthune, cité par 20 minutes.

4 FEVRIER 2022

Ce collège du Doubs illustre les cours sur le développement durable

Le futur collège de Bethoncourt (5600 habitants, Doubs) est en cours de construction avec quasi-exclusivement des ressources locales et produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme. Le défi est ambitieux mais le Département du Doubs, qui a budgété 27,5 millions d’euros, souhaite en faire un outil pédagogique pour les quelque 500 élèves qui y étudieront normalement dès 2023.

Outre les cours de physique-chimie et de SVT qui pourront trouver un écho avec les ressources du collège (économies d’énergie, cadran solaire, poulailler, verger et forêt sur site, etc.), l’architecture a été pensée pour favoriser au maximum l’autonomie des élèves. Cela se traduit par des salles modulaires à utiliser en autonomie, une cantine conçue pour les responsabiliser, ou encore un poulailler et une zone de maraîchage où les élèves seront associés, comme l’explique l’architecte Jean-Pierre Rambourdin dans Vu du Doubs.

Selon lui, le site est « au maximum de ce qui est possible en bilan carbone et en économie d’énergie, avec un bâtiment à énergie positive ». Pour y parvenir ils ont notamment opté pour :

  • Des murs en briques de terre crue, créées à partir de la terre prélevée au moment de creuser les fondations, qui gardent la fraicheur en été.
  • Matériaux biosourcés (blocs de chanvre et de paille pour l’isolation, peintures recyclées, plafonds de fibres de bois compressé, bardages bois, etc.) choisis selon les producteurs et agriculteurs locaux.
  • Chaufferie bois granulés, production solaire photovoltaïque et éolienne.
  • Voiries extérieures perméables.
  • Aménagement extérieur favorisant la biodiversité (forêt native, nichoirs, ruche, etc.)

Département du Doubs, présidente : Christine Bouquin (DVD).

3 FEVRIER 2022

Parrainage : la fausse bonne idée du référendum local

Cette année, quelques maires ont eu l’idée de faire choisir à leurs administrés le candidat à qui ils accorderaient leur parrainage pour la présidentielle, sous la forme d’un vote local. C’était prévu à Guémené-sur-Scorff (Morbihan), Comprégnac (Aveyron), Sainte-Anastasie-sur-Issole (Var) ou encore à Pia (Pyrénées-Orientales).

Attention cependant, la pratique n’est pas recevable aux yeux de la loi, et le parrainage risque d’être retoqué. En effet, les textes précisent que le parrainage d’un candidat à l’élection présidentielle est un acte personnel et volontaire. Par ailleurs, le code général des collectivités territoriales autorise le référendum local uniquement pour des affaires locales.

Seuls 34 % des quelque 42 000 élus habilités à donner un parrainage l’avaient fait pour la présidentielle de 2017. Les maires sans étiquette sont d’autant plus frileux qu’ils souhaitent rester détachés des partis politiques, les parrainages étant publics depuis 2016.

1er FEVRIER 2022

Décharges sauvages : les bonnes pratiques du village de Dannemois

Le maire de Dannemois (Essone) a été cité auditionné au Sénat ce 13 janvier 2022 lors d’une table ronde sur les élus locaux face aux décharges sauvages. Malgré les faibles ressources de ce village de 900 habitants, le maire Fabien Kees a mis en place plusieurs mesures contre ce « fléau » qui touche particulièrement les communes boisées comme la sienne :

  • en achetant du matériel de transport « pour ramasser au plus vite les dépôts constatés, car le dépôt appelle le dépôt. Un investissement – 74.000 €– très onéreux pour une commune comme la nôtre. Heureusement, la Région Île-de-France nous a beaucoup aidés, avec une subvention de 60% du coût d’achat », relève-t-il (voir extrait vidéo ci-dessous).
  • Exemple d’un piège photographique.
    en mettant en place des « pièges photos » à des endroits stratégiques. Ils se déclenchent en cas de présence sur un site normalement non fréquenté. Une « signalétique dissuasive », estime le maire.
  • en organisant des formations pour les élus,
  • avec des journées de ramassage « citoyennes » ou des opérations de ramassage des encombrants.

Fabien Kess souligne aussi l’impact « des procédures simplifiées mises en place avec la gendarmerie et le parquet » pour accélérer la procédure : « Désormais, l’auteur des faits est convoqué rapidement et condamné à une amende de 4e classe. Nous avons également pris un arrêté permettant de facturer la remise en état du lieu à hauteur de 1 500 €, ou au coût réel au-delà de ce montant. »
Dannemois, maire : Fabien Kess (sans étiquette).

31 JANVIER 2022

La Haute-Garonne veut expérimenter un revenu de base pour les 18-24 ans

Le conseil départemental de Haute-Garonne veut expérimenter un revenu de base pour les 18-24 ans. Si cette expérimentation est approuvée par la préfecture, 1000 jeunes seront tirés au sort à partir de mars 2022. Sont éligibles les étudiants, apprentis, mais aussi les non scolarisés, les actifs et les demandeurs d’emploi.

Le montant versé, jusqu’à 500 € par mois, sera dégressif en fonction des revenus du jeune et des parents. Cette aide est cumulable avec d’autres dispositifs et allocations (APL,…).

Fin 2021, le conseil départemental a budgété 9 millions d’euros pendant 18 mois. À la fin, cette expérimentation devrait faire l’objet d’une étude pour connaître son impact sur le bien-être des jeunes participants et leur trajectoire de vie. In fine, l’objectif du Département est de faire adopter une loi d’expérimentation nationale.

Cette initiative est différente du « Contrat d’engagement jeunes » de l’État, car ce dernier est réservé aux jeunes sans formation ni emploi qui s’engagent à suivre un programme (15 heures par semaine minimum) d’insertion professionnelle.

Département Haute-Garonne, président : Georges Méric (PS).

28 JANVIER 2022

« Normandie Cyber » : un centre d'urgence régional contre les piratages

En Normandie, près d’une entreprise sur quatre aurait déjà été confrontée à un piratage ou à un risque de cyber-attaque, selon  l’Observatoire des transformations numériques, piloté par la Région. Un risque en forte augmentation ces dernières anées.

Le conseil régional a décidé de créer, avec l’appui de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), «Normandie Cyber», un centre d’urgence dédié.

Lancé normalement en avril 2022, il proposera aux entreprises de moins de 5 000 salariés et aux collectivités de moins de 5 000 habitants, une réponse de proximité en cas d’incident, via un centre d’appel téléphonique. Les opérateurs pourront trier les urgences, conseiller sur les actions immédiates à mener, orienter vers des prestataires techniques et juridiques.

En parallèle, le communiqué régional précise que d’autres actions vont être menées pour « structurer un écosystème normand de la cybersécurité » :

  • Aides économiques pour les structures qui se forment ou s’équipent pour leur sécurité,
  • Intégration d’une clause cybersécurité dans les marchés publics de la Région,
  • Actions de sensibilisation,
  • Création d’une « Maison des hackeurs éthiques »,
  • Conventions d’objectifs avec les secteurs stratégiques normands,
  • Développement des formations à la cybersécurité,
  • Etc.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information propose aux Régions de les accompagner dans la création de ces centres d’urgence cyber régionaux. En Normandie, cet accompagnement prend la forme d’une subvention d’un montant d’un million d’euros pour la période 2022-2024 et d’une incubation des porteurs de projets par les équipes de l’Anssi.

Région Normandie, président : Hervé Morin (Centriste).

26 JANVIER 2022

Une micro-ville innovante remplace une friche près de Reims

A Courcy, village de 1 200 habitants limitrophe de Reims (Marne), la base militaire 112 est désaffectée depuis 2011. En septembre 2021, l’Etat a cédé à l’euro symbolique les 60 hectares et la quarantaine de bâtiments, à la commune.

Cette dernière a en effet un projet bien précis, centré sur l’économie sociale et solidaire (ESS), comme l’explique l’actuelle maire, Martine Jolly, à nos confrères de la Gazette des communes :  « Alors que la municipalité aurait pu gagner de l’argent en vendant les terrains à la découpe, nous voulions faire un projet qui crée de l’emploi au service des habitants. Avec […] Microville 112, une partie des bénéfices reste sur le territoire et les habitants participeront au choix des activités qui vont s’implanter. »

À terme, les organisateurs estiment que Microville 112 pourra atteindre « 1 500 personnes en journée, 300 habitants et 450 emplois sur site ». Pour définir et choisir les implantations, un comité citoyen et un comité d’experts ont évalué les candidatures des premiers porteurs de projet, selon leurs apports en emplois, pour le développement durable, pour la vie sociale et culturelle des habitants. 

Initiée par la municipalité de Courcy et Alliance sens & économie (coopérative qui conseille et pilote des projets ESS), cette réhabilitation d’envergure est désormais gérée par la société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) Microville 112. Cette « entreprise à mission » regroupe des représentants des collectivités (mairie, Grand Reims, conseil régional), des acteurs économiques (CCI, CMA) mais aussi l’université ou encore des associations.

Après plusieurs années de préparation, les premiers travaux de rénovation « pourraient commencer dans les semaines qui viennent et les premières installations pourraient intervenir d’ici deux à trois mois » assure Jérôme Cordelier, le directeur général de la SCIC, à nos confrères de France Bleu.

24 JANVIER 2022

Mobilité : aux USA, la ville rurale de Huron prête des voitures électriques

La municipalité de Huron, dans la campagne californienne, possède désormais neuf véhicules électriques qu’elle met gratuitement à disposition des habitants. Les coûts d’achat ont été absorbés par différentes subventions que le maire est allé rechercher, notamment dans les fonds nationaux pour la transition écologique. Mais à ses yeux, l’enjeu était surtout social, car les habitants sont éloignés de tout.

Cette petite ville agricole de 6 500 habitants n’a ni médecin, ni lycée, ni tribunal… Pour tout cela, il faut se rendre à Fresco, à 84 km. Environ un quart de la population n’a pas de voiture. Et le seul bus, scolaire, ne passe qu’une fois par jour. Dans ce contexte, s’entraider entre voisins pour les transports existe ici depuis très longtemps. « Bien avant Uber [ou Blablacar, NDLR], on faisait du covoiturage ! », fait remarquer le maire, Rey Léon.

C’est lui qui, en 2018, a voulu aller plus loin avec son projet nommé « Green Raiteros » (ce dernier mot étant un mix d’anglais et d’espagnol pour « covoitureur/covoituré »).

Le double objectif était que la voiture électrique ne soit pas un bien de luxe inaccessible pour la population (majoritairement pauvre) dont l’environnement est touché par le réchauffement climatique ; et améliorer l’égalité des chances, pour trouver du travail en ville ou se faire soigner notamment.

21 JANVIER 2022

Allier : Un accès à internet lumineux pour protéger les enfants des ondes

À la place du Wifi, on se connecte à internet avec le Lifi, à la maison Bellevue d’Yzeure (12 800 habitants dans l’Allier).

Le conseil départemental de l’Allier a fait ce choix pour la santé des enfants, ce bâtiment permettant aux jeunes en famille d’accueil de retrouver leurs parents. Avant l’Allier, la municipalité de Courbevoie a été la première commune française à installer cette technologie, au sein de Maison de la famille, structure dédiée à la famille et à la petite enfance.

Alors que le Wifi utilise des ondes radio qui traversent le corps, (ce qui représente un risque cancérigène, que la loi Abeille oblige à limiter au maximum avec les enfants), ce risque est réduit avec le Lifi qui passe par la lumière et ne traverse donc pas le corps.

Département de l’Allier, président : Claude Riboulet (UDI). Maire de Courbevoie : Jacques Kossowski (LR).

19 JANVIER 2022

Deux villes distinguées pour leur sécurité routière

Sous les panneaux d’entrée de ville de Lorient (Morbihan) et de Gif-sur-Yvette (Essonne), on devrait bientôt voir des écriteaux précisant «Ville prudente», suivi de 5 cœurs. Il s’agit de la plus haute distinction (5 cœurs sur 5) que peut attribuer la Sécurité routière.

Pour l’adjointe lorientaise aux mobilités et à la voirie, Laure Dechavanne, «cette labellisation au plus haut des villes prudentes démontre notre engagement quotidien pour le bien circuler à Lorient et le partage de la route pour les mobilités douces avec la généralisation des zones 30. Elle illustre aussi notre engagement pour le savoir rouler à vélo de nos enfants avec près de 900 écoliers formés chaque année par notre école municipale du vélo.»

La Sécurité routière a mis en place ce label depuis 5 ans. Pour candidater, les communes doivent simplement répondre à un questionnaire en ligne. «Si la commune est éligible, elle est contactée pour une visite sur site des bénévoles de l’association qui examineront la conformité des déclarations avec la réalité du terrain», décrit la Sécurité routière.

Au total, 317 communes ont actuellement ce label « Ville prudente » avec des niveaux de 1 à 5 cœurs.

Maire de Lorient : Fabrice Loher (UDI). Maire de Gif-sur-Yvette : Michel Bournat (DVD).

18 JANVIER 2022

Grenoble devient la capitale verte de l'Europe

Pour cette année 2022, la capitale verte de l’Europe est Grenoble. «Ce titre est plus qu’une formidable reconnaissance du chemin parcouru. C’est un encouragement à aller plus vite, plus haut, plus fort, par-delà les différences partisanes et géographiques», s’est réjoui le maire Eric Piolle lors de la cérémonie inaugurale, ce 15 janvier.

Deuxième ville française à obtenir cette valorisation (après Nantes en 2013), Grenoble a été sélectionnée par la Commission européenne pour «son engagement indéfectible dans le but de devenir une ville plus saine pour et avec ses citoyens.»

Le titre s’accompagne de projets sur le territoire grenoblois. Au programme sur l’année :

  • 300 évènements (conférences, animations culturelles, etc.),
  • 52 projets « coup de pouce »  comme la valorisation de jardins pédagogiques ou l’organisation de chantiers participatifs avec les jeunes,
  • 1 300 arbres à planter,
  • ainsi la rénovation de différents bâtiments de la ville.

La Commission européenne apportera une contribution financière de 350 000 €. L’État investira 4 millions d’euros, la Ville 4,85 millions d’euros, le Département 1,75 million d’euros et la Métropole 3 millions d’euros.

L’inauguration ce 15 janvier a été marquée par des manifestations réclamant une écologie « sociale et solidaire », et mettant la Métropole et l’Etat face à leurs contradictions dans certains investissements polluants.

Maire de Grenoble : Eric Piolle (EELV).

14 JANVIER 2022

Des crèches 100% plein air pour les petits Lyonnais

À Lyon, la mairie compte proposer aux jeunes parents des crèches en plein air. La première devrait ouvrir l’an prochain, la seconde en 2024. « Sur la vingtaine de nouvelles structures qui vont voir le jour durant la mandature, cinq à dix seront des crèches de plein air », assure ­Steven ­Vasselin, adjoint au maire chargé de la petite enfance à La gazette de communes.

Pour les jeunes dès 15 mois, il s’agit bien d’être en extérieur toute la journée. Y compris pendant les repas et la sieste, quelle que soit la météo. Le concept existe depuis longtemps au Danemark, en Suisse, en Allemagne, et depuis une petite dizaine d’années à Paris. Ces journées totalement dehors seraient bénéfiques “sur le développement et les capacités cognitives des enfants, sur leur sommeil, leurs défenses immunitaires ou encore leur sociabilité”, met en avant la mairie qui voit que la demande de nature est importante de la part des familles.

Par ailleurs, ces accueils en plein air coûteraient 2 à 4 fois moins cher qu’une crèche classique : “ Il n’y a pas de dortoir puisque les repas et les siestes ont lieu à l’extérieur, à l’abri d’un préau ou d’une pergola. Pour répondre aux besoins de change, de sanitaires, de réchauffage des plats et de repos de l’équipe, 70 mètres carrés, sous la forme de petits chalets, sont suffisants.” 

À Rennes, deux projets de crèches associatives à gestion parentale, soutenus par la métropole, devraient là aussi ouvrir prochainement, avec  l’essentiel des activités dehors.

13 JANVIER 2022

Une première navette autonome circule à Toulouse

Une navette, sans chauffeur !  Pour la première fois en Europe, depuis ce mardi 11 janvier, ce véhicule autonome roule sur une route ouverte à la circulation. En l’occurrence, les 700 m qui séparent l’Institut universitaire du cancer de Toulouse (IUCT) de son parking.

La navette comprend 6 places assises, un bouton pour alerter un opérateur à distance au besoin, et de nombreux capteurs pour détecter les feux de circulation, piétons et autres dangers routiers.

Les partenaires de cette opération sont l’entreprise EasyMile Alstom, l’IUCT-Oncopole, et Toulouse Métropole. Cette dernière précise dans un communiqué que l’expérimentation est “réalisée avec le concours des investissements d’avenir de l’Etat confiés à l’Ademe dans le cadre de l’appel à projets Evra (expérimentation du véhicule routier autonome) qui porte treize expérimentations sur le plan national”.

D’autres véhicules autonomes devraient entrer en circulation dans les prochains mois en France. Notamment à Aix-en-Provence où une navette est prévue en ce début d’année  entre la gare TGV à la zone d’activités de l’Arbois. Mais aussi aux Mureaux (Yvelines) où plusieurs projets coexistent sur le site d’ArianeGroup, aux gares et au campus.

Des PCR salivaires pour les enfants de Taverny (Val d'Oise)

À Taverny (Val-d’Oise 26 872 habitants) depuis le 11 janvier, la mairie propose des tests PCR salivaires  (et non dans le nez) aux moins de 11 ans scolarisés dans la commune. Le dépistage, gratuit, a lieu 4 matinées par semaine, dans la salle des fêtes, jusqu’à la fin janvier.

Objectif : désengorger les pharmacies, mais aussi proposer une alternative moins douloureuse et stressante aux enfants. Le “coton-tige” est simplement placé une minute sous la langue, avant d’être envoyé au laboratoire partenaire qui fournit les résultats en fin de journée.

Les PCR salivaires seraient légèrement moins fiables que leurs équivalents nasopharyngés, mais plus que les antigéniques ou auto-tests. « L’auto-test, ça peut être un faux négatif, parce que parfois les parents ne savent pas le faire. En plus, certains m’ont dit, “on triche parce que notre enfant en a eu tellement, qu’on préfère faire  croire qu’on a fait l’auto-test alors qu’on ne l’a pas fait” », note Florence Portelli. À l’origine de l’initiative, la maire (LR-libre) regrette que ces tests ne soient pas généralisés à l’ensemble des écoles, comme prévu par le protocole gouvernemental en mai dernier.

Un train régional à hydrogène en Centre-Val de Loire

Engagée dans une politique volontariste en faveur des énergies renouvelables, la Région Centre-Val de Loire a fait de l’hydrogène un des piliers de sa stratégie. La première réalisation, la mise en service d’un train à hydrogène entre Tours et Loches est sur la voie, même si elle a pris un peu de retard.

« Le besoin d’hydrogène en France est d’environ 900 000 tonnes par an… L’enjeu est donc de produire de l’hydrogène sans émission de CO2. » Le 30 septembre, le Conseil national de l’énergie s’est clairement prononcé en faveur d’une accélération de l’introduction de l’hydrogène dans le mix énergétique français. La stratégie nationale en la matière est dotée de 7 milliards d’euros d’ici à 2030, dont près de la moitié a été engagée sur la période 2021-2023 avec le plan de relance.

S’il y en a un pour qui ce plan est indispensable, c’est bien François Bonneau. Le président de la région Centre-Val de Loire entend faire rouler sur le réseau ferré régional, dont il a pris la compétence, des trains à hydrogène. Le 21 mai dernier, l’élu qui vise une « région 100 % renouvelable » avec « une diminution de 43 % par rapport à 2014 » de la consommation énergétique, présentait sa feuille de route d’ici à 2050, faisant de l’hydrogène et de son potentiel énergétique un des piliers de sa stratégie : « l’hydrogène libère trois fois plus d’énergie que l’essence ». L’utilisation de l’hydrogène en tant que source énergétique peut être appliquée dans de nombreux domaines, notamment pour le stockage et l’équilibre du réseau électrique.

La région a fait de la mobilité un des axes prioritaires du déploiement de l’hydrogène, prévoyant la mise en route d’un train à hydrogène sur le réseau régional Rémi. Pour elle, la technologie tient la corde, mais elle est encore en phase de démonstration. « En Allemagne, où elle existe déjà, elle semble bien adaptée pour des distances moyennes ou longues, ou pour un usage mixte », observe le président.

La Région participe à hauteur de 1,25 million d’euros dans le développement de son train à hydrogène. Le verra-t-on bientôt sur les rails ? Le projet a pris du retard. Le lancement de la première expérimentation était prévu sur la ligne Tours-Loches pour septembre, il a été repoussé par le constructeur Alstom et par l’État à juin 2022 au motif que de gros travaux sont nécessaires sur les infrastructures ferroviaires pour permettre au train de rouler. Grosse déception à la Région. « On a fait toutes les démarches, passé tous les marchés d’exploitation, tout était calé avec le constructeur Alstom pour que ces tests se fassent avant les travaux. Mais tout d’un coup, le constructeur et les services de l’État nous ont dit que ce n’était plus possible et qu’il fallait retarder ces tests », confiait à France Bleu Touraine Philippe Fournié, vice-président de la Région chargé des transports, le 26 août. De son côté, Alstom irait tester la motrice sur un circuit d’essai à Valenciennes.

Reste que retard ou pas, François Bonneau entend bien tenir ses engagements et qu’on devrait bientôt voir circuler en Centre-Val de Loire le premier train à hydrogène.

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Île-de-France Mobilités et la RATP s’investissent dans la «mobilité servicielle»

« Mobility as a Service » : c’est le nouveau projet d’Île-de-France Mobilités, de la RATP et des entreprises de transport pour développer la multimodalité et réduire les pollutions. L’ambition ? Développer une application «Île-de-France Mobilités» répertoriant les modes de déplacement, les titres de transport dématérialisés, un calculateur d’itinéraire et un ensemble de services utiles sur toute la chaîne de déplacement.
Elle existe depuis janvier 2021. Afin de la concrétiser, Île-de-France Mobilités a notamment imaginé «Mobility as an Experience», un dispositif pour smartphone bêta-testé auprès de 2 000 Franciliens avec la RATP entre la fin 2019 et la mi-2020. À terme, l’objectif est de proposer un seul et unique outil intégrant la totalité des modes de déplacements et de paiements.
Île-de-France Mobilités et Régie autonome des transports parisiens (RATP), présidentes : Valérie Pécresse et Catherine Gouillard

À Quéven, le réaménagement des classes pour une meilleure pédagogie

Quéven imagine depuis 2018 un réaménagement des classes. L’idée de cette petite ville bretonne : améliorer l’autonomie, la cohésion et la concentration des enfants. Pour ce faire, des cloisons ont été cassées, des roulettes ajoutées aux tables, des bureaux debout mis en place, des poufs installés et les déplacements des enfants permis. 
Une classe de CE1/CE2 a bénéficié de cette expérience, pensée avec l’Éducation nationale et l’Union des groupements d’achats publics (bilan à la rentrée 2021).
Quéven (56), maire : Marc Boutruche

 

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Métropole Aix-Marseille-Provence : les enfants se mêlent de la rénovation urbaine

La Métropole Aix-Marseille-Provence pilote des projets de renouvellement urbain en concertation avec des adultes et… des enfants au quartier de la Solidarité dans la deuxième ville de France !
La raison : l’importance de la sensibilisation aux enjeux afférents. Les enfants sont de plus vus comme « de puissants relais de communication ». Un dispositif à l’œuvre depuis 2017.

L’intercommunalité a permis à des élèves de primaire de réaliser des visites actives du chantier et des ateliers de suivi des travaux. Lors de la venue des enfants sur le site, un livret pédagogique leur est distribué. 
Le tout est réalisé en partenariat avec l’Université du citoyen, une association qui vise à reconstruire le « lien habitant-professionnel-décideur ».
Aix-Marseille-Provence (13), présidente : Martine Vassal

 

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Dans le Nord, collectivités et État s’associent contre l’absentéisme scolaire

Dans le Nord, huit cellules de lutte contre l’évitement scolaire ont été mises en place depuis septembre 2019 (deux sont en cours de déploiement dans d’autres villes). Objectif : repérer le plus tôt possible les enfants hors de l’instruction obligatoire. 
Elles réunissent la préfecture, la justice, l’Éducation nationale, le conseil départemental, la CAF et les communes concernées. 
Un travail réalisé en trois temps : identifier les élèves « invisibles », vérifier si cela relève d’une alerte au sens de l’Éducation nationale et engager, le cas échéant, les actions pertinentes sur le plan pénal ou social.
Tourcoing, Lille, Roubaix, Maubeuge, Valenciennes, Anzin, Hautmont, Louvroil et Neuf-Mesnil (Nord, 59) et leurs maires.

Lens-Liéven rachète des terres agricoles pour préserver la qualité de l'eau

Acheter des terres agricoles et créer une zone tampon bio pour améliorer la qualité des eaux brutes ? C’est l’action de la communauté d’agglomération Lens-Liévin depuis 2020. Avec un objectif à l’esprit : la réduction de la présence de nitrates dans l’eau, malgré une potabilité de bonne qualité.
L’année de la crise sanitaire, l’intercommunalité a acquis 11 hectares de terres agricoles sur le champ captant de Wingles. Avec les conseils de l’association Bio en Hauts-de-France, Lens-Liévin a réalisé un diagnostic agronomique des parcelles, puis a rédigé un appel à candidatures pour de potentiels agriculteurs. Finalement, le choix s’est porté sur l’élargissement d’exploitations existantes d’agriculteurs conventionnels. Ils se sont engagés à convertir ces nouvelles terres à la « bio ».
Lens-Liéven (62), président : Sylvain Robert

La Métropole du Grand Paris sensibilise aux économies circulaire et solidaire

Sensibiliser les acteurs publics et privés aux économies circulaires et solidaires pour transformer les pratiques ? La Métropole du Grand Paris (MGP) a imaginé le « Programme d’accompagnement aux achats circulaires et solidaires », dont la 1re édition s’est tenue entre 2018 et 2020. Il a été mis en place en partenariat avec l’Observatoire des achats responsables (ObsAR) et l’Institut national de l’économie circulaire (INEC).

Gratuit, le dispositif est destiné à leurs adhérents et collectivités métropolitaines impliqués dans le processus d’achat. Une 2e édition a été lancée en 2021.
Métropole du Grand Paris (75, 91, 92, 93, 94, 95), président : Patrick Ollier

Montpellier : des colocations pour jeunes et seniors !

À Montpellier, des étudiants logent en colocation au sein… d’Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) ! L’ambition de ces colocations atypiques est de lutter contre l’isolement des personnes âgées ainsi que la précarité étudiante et de créer du lien social intergénérationnel.

Lancé sous la mandature de Philippe Saurel (DVG), le projet a été reconduit pour une quatrième édition par Michaël Delafosse en 2021. En échange d’un minimum de 3 heures de bénévolat au sein d’un EHPAD, un étudiant peut ainsi bénéficier d’un logement en colocation à prix réduit au sein d’une des cinq résidences participant au dispositif. Il est également possible de manger un repas complet sur place pour 5 €.
Concrètement, les étudiants contribuent à la création d’un projet d’animation de l’établissement évalué annuellement par la direction de celui-ci. Cela constitue aussi une occasion pour les étudiants de découvrir la vie d’un EHPAD et les différents métiers qui le composent. Lors de la dernière rentrée scolaire, 21 nouveaux étudiants ont été accueillis. Avant eux, 53 personnes avaient bénéficié de ce dispositif.
Montpellier (34), maire : Michaël Delafosse, responsable du projet : Françoise Bretton

En Vendée, une unité mobile de téléconsultation contre les déserts médicaux

Une Unité mobile de téléconsultation médicale en Vendée ? C’est l’innovation lancée par Jussieu secours et le département en mai 2020. L’objectif : lutter contre les déserts médicaux. Le dispositif est destiné principalement aux personnes isolées et/ou en situation de handicap. Dans ce camion, on trouve des outils permettant de réaliser une téléconsultation en médecine générale et une télé-expertise cardiologique, dermatologique ou pneumologique.
Un infirmier-ambulancier assiste un médecin lors de l’examen clinique.
Lancé sous Yves Auvinet, le dispositif a été reconduit en 2021.
Vendée (85), président : Alain Leboeuf

À Villiers-le-Bel, la première plateforme gérontologique d’Île-de-France

À Villiers-le-Bel, la première plateforme gérontologique multiservice d’Île-de-France est en construction depuis 2020. La Caisse des dépôts (investissement), le groupe associatif ARPAVIE (gestion) et l’entreprise Icade (maîtrise d’ouvrage) se sont associés pour bâtir un lieu de prévention de la perte d’autonomie et d’accompagnement des personnes âgées nécessitant des soins et des aidants. Objectif : remplacer l’EHPAD Adélaïde-Hautval vieillissant et favoriser la continuité des soins dans un lieu centralisé.
L’établissement comporte un EHPAD de 110 lits, un accueil de jour (comprenant un service d’accompagnement des aidants), une unité d’hébergement temporaire et un service polyvalent d’aide et de soins à domicile. L’achèvement des travaux est prévu pour la fin 2022.
Villiers-le-Bel (95), maire : Jean-Louis Marsac

Bordeaux arme l’esprit critique des enfants face aux fausses nouvelles

Depuis 2019, Bordeaux sensibilise des élèves à la lutte contre les fausses nouvelles. L’outil en question : un kit de développement de l’esprit critique à destination des enfants du CP au CM2 puis au collège. L’objectif est de former des citoyens éclairés et avertis. 15 ateliers pédagogiques d’une durée de 20 minutes à 1 heure sont mis en place lors du temps scolaire par des enseignants volontaires. Ils sont validés scientifiquement par l’association Tous en science ; déontologiquement par l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA) ; et pédagogiquement par la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN), le Réseau Canopé et le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (Clemi).

L’ambition de ces ateliers est de former aux bonnes pratiques concernant la vérification de l’information : qu’est-ce qu’une information ? Quel est son circuit ? Qu’est-ce qu’une fausse nouvelle ? Comment les repérer ? Ils visent aussi à diffuser les valeurs de confiance, de droit à l’erreur et d’entraide. La ville a obtenu l’année dernière le prix Territoria d’or dans la catégorie « Civisme et citoyenneté ». Lancé en 2019 lorsque Nicolas Florian (LR) était maire, le projet a été reconduit en 2020 et en 2021 sous la mandature de Pierre Hurmic.
Bordeaux (33), maire : Pierre Hurmic, responsable du projet : Hubert Jaulin

 

Bobigny accueillera un pôle du parasport pour les Jeux de Paris 2024

Un équipement destiné principalement au parasport à Bobigny ?
C’est le futur Pôle de référence inclusif sportif métropolitain (PRISME) qui sera livré en mai 2024. Il est financé à hauteur de 49 millions d’euros par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, le Fonds de solidarité et d’investissement interdépartemental d’Île-de-France et la Solideo.
Il vise à renforcer la pratique du sport des personnes handicapées.
En juin 2021, le maître d’œuvre a été désigné : le groupe Demathieu Bard. Il sera chargé de la construction, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance.
Bobigny (93), maire : Abdel Sadi
Départements d’Île-de-France (77, 78, 91, 92, 93, 94 et 95) et leurs présidents
Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), dirigeant : Nicolas Ferrand

Lorient Agglomération intègre la « smart city » aux déchèteries

Des déchèteries à l’ère du numérique à Lorient Agglomération ?
Depuis 2021, ses habitants peuvent désormais y accéder à l’aide d’un « e-badge », un badge numérique accessible en ligne ou physique, permettant d’ouvrir des barrières levantes. Gratuite, l’obtention de ce « sésame » se fait sur présentation d’un justificatif de domicile. Jusqu’en 2022, l’intercommunalité va peu à peu étendre ce dispositif aux 13 déchèteries. Ce projet vise une meilleure connaissance de la fréquentation, à informer les usagers en temps réel de l’affluence et à garantir l’accès aux seuls habitants du territoire.
Lorient Agglomération (56), président : Fabrice Loher

Avec le «Projet Jourdain», la Vendée mise sur le réemploi des eaux usées contre les pénuries

Réemployer les eaux usées et en faire de l’eau potable lors des périodes de sécheresse pour se prémunir des pénuries, c’est une des solutions imaginées par la Vendée. Présenté comme unique en Europe, le projet Jourdain est développé par Vendée Eau, le service public d’eau potable du département. Le traitement sera réalisé par une unité d’affinage adjointe à la station d’épuration des Sables-d’Olonne. Elle sera bâtie par Veolia entre 2021 et 2023. Un bilan aura lieu en 2027.
Vendée (85), président : Alain Leboeuf

Brest en route pour le 80% bio dans les cantines scolaires

À Brest, on s’approche cette année de l’objectif de 80 % d’alimentation bio dans les cantines scolaires, prévu pour 2022. L’accent est aussi mis sur les circuits courts. Objectif : garantir une alimentation de qualité et accompagner les pratiques de transition écologique dans l’agriculture.
Ce dispositif est le fruit de la coopération de la municipalité, d’associations et de producteurs locaux.
Brest (29), maire : François Cuillandre

La microferme de Lorient, bio et formatrice

Entre 2019 et 2021, Lorient a accompagné la mise en place d’une microferme bio et formatrice.
Son ambition est de développer l’agriculture biologique urbaine et de vendre des légumes de qualité à petit prix aux habitants du quartier prioritaire du Bois du Château.

Porté par l’association Optim’ism, le dispositif a formé 5 apprentis maraîchers à la création d’entreprise, la gestion

La municipalité a réalisé des études de faisabilité, mis à disposition un terrain et investi pour la pérennité de la structure. La ferme a été co-financée par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine. La vente a débuté en 2020. En 2021, l’exploitation a été reprise par 2 maraîchères sous le nom de Groupement agricole d’exploitation en commun du Champ des tours.
Lorient (56), maire : Fabrice Loher.

« Essayez la Nièvre », un programme pour renforcer l’attractivité du département

Des familles qui découvrent la Nièvre durant une semaine dans un logement tous frais payés ? C’est ce qu’a imaginé le département pour faire face au déclin démographique auquel il est confronté depuis plusieurs décennies. Il souhaite ainsi renforcer son attractivité. Et montrer qu’il existe une richesse de la ruralité et une qualité de vie différente de celles des métropoles. Sorti de terre en 2020 sous la mandature d’Alain Lassus, « Essayez la Nièvre » a été reconduit par Fabien Bazin, élu en 2021.

Organisé en été, il est piloté par Nièvre Attractive, une association du département qui vise à consolider son attractivité touristique et son développement économique. Pour participer, un appel à candidatures et un processus de sélection sont établis. Sur les 58 familles choisies lors de la première édition, 19 se seraient installées ou seraient en cours d’emménagement. En 2021, sur 600 familles prétendantes 40 ont été retenues.

La semaine est ordonnée en 4 temps. Premièrement, il y a un accueil et une rencontre avec l’hôte, véritable ambassadeur du territoire. Deuxièmement, des échanges ont lieu avec l’Office du Tourisme pour présenter le département. Troisièmement, une entrevue se déroule avec des acteurs économiques du territoire en fonction des profils des participants. Quatrièmement, des discussions sont prévues avec des partenaires du département (CCI, Chambre d’Agriculture, BGE, agences immobilières…) et les membres du programme au cours d’un moment convivial.

À Amiens Métropole, une lutte innovante contre le gaspillage alimentaire

Depuis 2019, Amiens Métropole mène une expérience de réduction des déchets des familles. Dénommé « Défi Zéro Gaspi », le projet a été lancé à trois reprises concernant ainsi 50, puis 55 et enfin 60 foyers. Il vise à diminuer le gaspillage alimentaire. Concrètement, les familles sont accompagnées pendant plusieurs mois par l’association En savoir plus. Des ateliers de formation au tri, gaspillage et réemploi sont réalisés. Les participants reçoivent également le matériel permettant de peser hebdomadairement leurs déchets. Objectif : une réduction de ceux-ci d’au moins 25%. Les 3 premières éditions ont été couronnées de succès avec une diminution moyenne de 36%. Cette année, la 4e édition se tient avec 90 foyers et comprend deux nouvelles thématiques : les consommations d’eau et d’énergie.

Rennes Métropole lance «Star’t», une ligne de covoiturage contre les bouchons et les pollutions

Rennes Métropole a lancé une ligne régulière de covoiturage en février 2021, « Star’t ». Elle vise deux objectifs : réduire les émissions de gaz à effet de serre et faciliter les déplacements des habitants sur le territoire. Correspondant à des déplacements domicile-travail, elle traverse 4 communes (Le Rheu, Pacé, Saint-Grégoire et Cesson-Sévigné) et dessert 5 arrêts. C’est aussi une alternative à la mise en œuvre d’une ligne de bus dont l’équilibre économique ne serait, selon l’intercommunalité, pas garanti. Le service est ouvert du lundi au vendredi et de 7h à 20h.

Des notifications ou des indications lumineuses aux arrêts signalent en temps réel si des covoitureurs attendent. Pour s’inscrire en tant que pilote ou passager, il suffit de télécharger une application du même nom que le projet. Des mécanismes d’incitation ont été mis en place : chaque conducteur est rémunéré 1€ par trajet, même s’il ne transporte personne ; chaque passager cumule des points de fidélité et peut recevoir des places d’événements sportifs ou culturels. En l’absence de conducteur, un véhicule du Service des transports en commun de l’agglomération rennaise (STAR) assure le voyage gratuitement.

©Elnur

A la frontière franco-suisse, la mise en place d’un réseau «d’énergie»

Le Grand Genève, la Banque des territoires et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) ont signé le 27 janvier 2021 un projet de récupération de la chaleur de l’accélérateur de particules – le LHC – du Cern. L’ambition est double : réaliser des économies d’énergie et ainsi réduire les émissions de CO2 et chauffer la Zone d’aménagement concerté (ZAC) Ferney Genève Innovation.
Ce projet est la première pierre de la mise en place d’un réseau « d’anergie » dans le quartier – comprendre un système de réutilisation de l’énergie perdue à basse température. Selon la Société publique locale Territoire d’innovation, concessionnaire de la ZAC et chargée de la mise en œuvre du projet, cet outil garantira une énergie renouvelable à plus de 55% à 20 000 personnes.

Grand Genève (France – Suisse), Président : Antonio Hodgers

©gpointstudio

Des « biobornes » pour développer le compostage en Rives-de-Saône

Rives de Saône a installé en décembre 2019 des « biobornes » sur 9 de ses communes. L’ambition était de réduire la part des déchets incinérés. Ces poubelles peuvent accueillir « les restes de fruits et légumes, les os, les coquilles d’œuf et les arrêtes, les tranches de pain, les épluchures, le marc de café, les morceaux de cartons, l’essuie-tout et les serviettes en papier, et les restes carnés ». Puis, une livraison des « biobornes » remplies à la plateforme LeledyCompost a lieu. Elle est chargée de la transformation en compost – le « Phertyl normé ». Lequel est ensuite livré aux agriculteurs du territoire. Ces poubelles ont été mises en place par l’entreprise Bourgogne recyclage. L’expérience a été renouvelée en 2021.
Rives-de-Saône (21), Président : Sébastien Delacour

À Saint-Quentin, des poubelles connectées contre le gaspillage dans les cantines scolaires

Saint-Quentin investit depuis 2018 dans la mise en place de poubelles « numériques » anti-gaspillage dans les cantines scolaires. Concrètement, des balances connectées pèsent les déchets des élèves. Elles sont reliées à un système qui met en forme de manière ludique les données pour qu’elles soient compréhensibles pour les enfants et la collectivité.

Le projet est co-financé par la commune et par la société de restauration SAGERE. Le premier prototype de poubelle a été conçu par Faubourg Numérique. Imaginé en 2018, le dispositif a progressivement été déployé dans 6 restaurants jusqu’en 2021.
Saint-Quentin (02), Président : Frédérique Macarez

25 novembre 2021

Marseille : Les pompiers testent un ballon captif pour détecter les incendies

Marius Matty

À Marseille, la détection des feux de forêt est un enjeu majeur alors que le dérèglement climatique risque de multiplier les incendies. Face à ce constat, le Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) expérimente une technologie particulière : un ballon captif flottant à 600 mètres du sol. Installé en juillet 2021 sur la caserne de Luminy, il est muni de deux caméras HD et infrarouge qui fonctionnent 24 heures sur 24. Elles permettent de localiser des départs de feu à 14 kilomètres à la ronde, mais également de repérer des randonneurs perdus. Selon le BMPM, c’est une première en Europe. Ce « dirigeable » innovant a été conçu par la société Aero-nautic services & engineering (A-NSE), spécialisée dans les systèmes aéroportés de surveillance. Si cet outil est coûteux, il est toutefois considéré comme un investisse- ment, puisqu’il constitue un véritable instrument de prévention permettant d’éviter des catastrophes onéreuses. Une évaluation et un bilan du projet seront réalisés cette année. Les soldats du feu de la deuxième commune de France décideront alors s’ils souhaitent louer ou acquérir définitivement le ballon captif pour l’été 2022.

Marseille (13), contre-amiral du Bataillon de marins-pompiers de Marseille (BMPM) : Patrick Augier

 

Les coopératives de la « Ceinture Verte » implantent des fermes maraîchères clés en main

12 novembre 2021

Faciliter l’installation des néo-agriculteurs dans des installations clés en main et relocaliser la production alimentaire en zone périurbaine ? C’est le travail de la « Ceinture Verte », une association qui crée des Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) à cet effet. Elles identifient un espace foncier libre, garantissent un accès aux réseaux d’eau et d’électricité et construisent les installations adéquates. Ces coopératives fournissent ensuite un accompagnement technique, agricole et économique. L’exploitation obtient le label bio au bout de 3 ans, durée nécessaire à sa conversion. Une fois sur place, l’agriculteur paie une cotisation mensuelle à la SCIC qui augmente progressivement les 3 premières années. Pionnière, la communauté d’agglomération Pau-Béarn-Pyrénées a mis un véritable coup d’accélérateur au projet en votant sa participation à la SCIC Pau Pays de Béarn en novembre 2019. Laquelle compte 21 associés (collectivités, lycée, association, entreprises, bénévoles et investisseurs). La Ceinture Verte a également développé son activité dans les territoires de Valence en 2020 et de Limoges en 2021.

Marius Matty

Lien : https://www.pau.fr/article/ceinture-verte-pays-de-bearn–les-2-premiers-maraichers-sinstallent-a-meillon-et-a-rontignon

Lille : Végétalisation en marche des cours d’école

4 novembre 2021

En 2018, Lille a lancé un programme de végétalisation de ses 79 cours d’école en concertation avec les enfants et les équipes pédagogiques, qui s’est achevé cet été. Il a été effectué avec le concours de l’association Récréations urbaines.

Objectifs : Renforcer la place de la nature en ville, augmenter la perméabilité des sols, réduire les ilots de chaleur et améliorer le bien être des élèves. Aujourd’hui, 100 % des cours sont végétalisées. Pour aller plus loin, la commune a entamé en 2021 la désimperméabilisation de la totalité de leur surface pour lutter contre les îlots de chaleur. 

Marius Matty